Une nuitée aux résidences universitaires (ou cégepiennes!)

Mon amoureux et moi aimons bien partir en fin de semaine juste tous les deux de temps à autre. Par contre, dépenser 300$ pour souper, dormir et déjeuner, ça nous paraît un peu excessif.  On expérimente donc depuis les dernières années des façons de partir en toute intimité sans se ruiner.  On aime bien louer un chalet ou alors une suite-condos pour une ou 2 nuits.  En y faisant notre propre bouffe, on économise beaucoup.  Et en prime, on a un grand espace juste à vous pour se retrouver : salon souvent avec foyer, cuisinette, balcon donnant sur la nature, chambre et salle de bain privée.  On a d’ailleurs un faible pour l’Auberge du Mont Orford qui offre 22 suites-condos en plus de la possibilité de profiter de son spa extérieur abrité.  Pour environ 100$+taxes par nuit, selon la saison et la journée, c’est un très bon rapport qualité-prix.  On s’y sent d’ailleurs tellement comme chez nous qu’après y avoir passé quelques fins de semaine dans les dernières années, on a l’impression que c’est devenu notre propre chalet!

Une autre façon économique de partir dans une grande ville est de dormir dans les résidences d’universités ou même de cégeps.  Plusieurs offrent maintenant des chambres avec salle de bain privée à louer à l’année pour une ou plusieurs journées.  On en a profité à l’Université de Montréal et aussi à l’Université Laval à Québec.  Mes beaux-parents ont quant à eux testé les résidences de l’Université d’Ottawa.  On a eu un faible pour les résidences de l’Université Laval.  D’abord parce qu’on y avait étudié tous les deux, alors circuler de nouveau dans les pavillons de même que les souterrains nous a rappelé de beaux souvenirs.  Mais aussi pour la qualité de la chambre, plus grande que celles de la plupart des hôtels (il faut dire qu’ils utilisent l’espace habituel de 2 chambres de résidence pour en faire une seule),  pour la présence du micro-ondes et du petit frigo qui permet d’être autonome côté repas et pour le prix : cette fois moins de 100$ taxes comprises!  Si vous y séjournez entre mai et août et êtes partants pour utiliser les chambres de bains communes, vous économiserez encore davantage.  De plus, les universités sont souvent bien situés dans la ville et près des transports en communs pour faciliter les escapades.

J’ai appris depuis peu que plusieurs cégeps offrent le même service, comme ceux de Rimouski, de Rivière-du-Loup et de Gaspé.  Pour environ 50 à 60$, vous bénéficierez d’une chambre double avec salle de bain privée ou commune.  Avec les enfants sur leur matelas de sol, disons que ça fait un bon plan B pour nos vacances prévues en tente en Gaspésie cet été.  Pratiquement pas plus cher qu’un terrain de camping d’un parc national, avec l’accès à internet, un frigo, des cuisines communes et leurs installations sportives intérieures, je ne peux pas rêver d’une meilleure option en cas de pluie.

Ce genre de service d’hôtellerie est de plus en plus populaires au pays et chaque année de nouvelles résidences d’écoles post-secondaires se lancent dans ce service.  Soyez à l’affût et économisez!

Une nuit en refuge avec les cocos

L’idée

Partir dans la forêt, sac au dos, avec tout le nécessaire pour souper, passer la nuit et déjeuner.  Marcher dans un petit sentier sur un kilomètres ou deux jusqu’à enfin apercevoir notre refuge pour la nuit.  Vivre et dormir sans électricité, cuisiner sur un rond au butane, s’éclairer à la chandelle ou la frontale, devoir sortir à l’extérieur pour les pipis. Dormir dans un lit superposé avec son sac de couchage et les bruits de la forêt.  Je ne sais pas pour vous mais pour moi, l’idée d’aller vivre ça avec mes cocos, ça avait quelque chose de magique.  Instructif en même temps de voir ce que ça fait de ne pas avoir d’électricité, on comprend mieux alors ce que ça nous apporte au quotidien.  Ressourçant de quitter les jouets et la télévision pour se retrouver tout ce temps perdus en pleine nature.  Gratifiant le fait de transporter tout le nécessaire à sa survie.  On n’a tellement pas besoin de grand chose au fond.

Les préparatifs

C’est donc avec cette idée en tête que je me suis mise à chercher un refuge pour 5 (notre famille + mon filleul de 7 ans).  À ma grande surprise, j’ai facilement trouvé à Orford à un peu plus d’un mois de préavis.  Le Vieux Camp, un refuge pour 6 (fallait payer la place libre pour l’avoir exclusivement), à 1,2 km de l’accueil, c’était vraiment parfait pour nous.  Rendus à l’heure des bagages, on s’est mis en mode « simplifier ».  D’abord, pas de rond au butane ni de gamelle, on a décidé d’apporter des repas froids déjà prêts : sandwich pour le souper puis bagels et muffins pour le déjeuner.  Bonne décision puisqu’après avoir rempli nos 2 gros sacs avec les 5 sleepings, les 5 oreillers, tout l’eau nécessaire, nos vêtements et pyjamas (les enfants transportaient leur linge) ainsi que la nourriture, il ne restait plus vraiment de place.

L’expérience

Jour J, 15h, il fait 15°C pour un 19 novembre, la température est parfaite.  La dame nous recommande le sentier multifonctionnel mais on choisit plutôt le sentier en forêt.  Bon choix puisqu’avec les roches et les racines, mes enfants sont toujours plus motivés à marcher (faut croire que ça leur prend un petit défi!).  Les grands (6 et 7 ans) courent presque devant, le sac à dos ne les ralentit pas.  Mon petit (3 ans) a besoin d’un peu plus d’encouragement.  Il est habitué à alterner durant les randos entre la marche et mes épaules mais cette fois-ci, avec le sac à dos, mes épaules ne sont pas disponibles.  On trouve enfin le refuge, il commence à faire noir.  On s’y installe puis on soupe.  Il fait tellement beau qu’on se décide de manger le dessert devant un petit feu extérieur.  On danse sous les milliers d’étoile puis, même s’il n’est que 18h30, les petits se sentent prêts au dodo avec cette noirceur qui est si vite arrivée.  Mais bon, comme tout événement un peu excitant, ça placote durant une heure pour finalement s’endormir, confortable avec notre poele au propane nous tenant au chaud.  Le lendemain, la journée est pluvieuse et nous incite à repartir dès le déjeuner avalé et les bagages refaits.  Le retour est un peu plus difficile pour mon 3 ans (la fatigue, le sentier multifonctionnel?) mais on arrive tous à l’accueil et les parents se récompensent d’un bon café (pas de brûleur = pas de café au réveil, ouch! 😉 )

La conclusion

Ça a été une belle expérience avec les cocos, à refaire.  Avec les années, ils pourront marcher de plus en plus longtemps et aussi transporter de plus en plus de stock, ce qui changera graduellement le visage de nos expéditions!  Côté leçons de vie sur notre niveau de confort, l’électricité, etc…  Eh bien je crois que les enfants ne se sont mêmes pas rendus compte du côté rudimentaire de l’expérience.  Pour eux (du moins encore à leur âge), dormir dans un chalet de luxe ou un refuge sans eau ni électricité ne semble pas faire de différence.  Les 2 plus grands, cousin et cousine, se sont surtout bien amusés ensemble, avec leurs frontales et les quelques jeux apportés (jeux de carte et crayons-papier).  Le plus petit avait mis sans que je m’en rende compte des blocs de bois dans son sac (note à moi-même : toujours vérifier les sacs des enfants avant le départ!; je comprends maintenant pourquoi son sac me semblait si lourd!).  Il s’est amusé un peu avec ceux-ci mais je crois que ç’aurait été gagnant que j’amène une ou 2 petites autos.  Avec la noirceur et la pluie, le divertissement était un peu limité.  En passant, si vous décidez de jouer à la cachette dans un refuge, faites attention : il peut y avoir des trappes à souris cachées sous les lits!  Heureusement, personne ne s’est fait pincer!  Bref, si vous avez le goût de vous lancer dans cette aventure, n’hésitez pas.  Pas besoin de grand matériel spécialisé, des sleepings de base et de gros sacs à dos (empruntés à des amis au besoin) et vous êtes prêts pour l’aventure.  Le plus important selon moi : choisir une distance de marche adapté aux jambes de nos tout-petits.

Bonne expédition!

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