Trésors cachés de la Gaspésie

J’ai été un peu plus silencieuse sur le blogue cet été.  Ce n’est pas que je vous ai oublié mais j’étais plutôt occupée à profiter de l’été et des milles et uns projets que j’y avais planifiés.  Je promets de vous raconter tout en détail dans les prochains mois (yé, plus d’articles et de photos d’Islande!).  Mais pour commencer, je tiens à vous parler de la belle région qu’on avait choisie pour nos vacances estivales en famille : la Gaspésie!  En 10 jours de camping, on a fait le tour de cette région toujours magique à mes yeux.  On y a fait beaucoup de randos (je vous en reparle d’ailleurs bientôt) mais aussi d’autres activités.  Je vous présente ici mes préférées.  En souhaitant vous faire découvrir de nouvelles perles pour vos prochaines vacances!  En passant, la photo à la une, c’est la plage du Cap Bon Ami à Forillon, parfaite pour un petit pique-nique en bord de mer!

La rivière Bonaventure – farniente au Rapide du Malin

Je rêvais de voir la rivière Bonaventure depuis longtemps.  On m’avait tant vanté ses eaux claires.  Notre itinéraire ne nous a malheureusement pas permis d’effectuer la descente de la rivière (possible en famille avec Cime aventures; ce sera pour une prochaine fois!) mais nous avons pu profiter de ses berges le temps d’un dîner grâce au rapide du Malin.  Pour 10$ par véhicule, on peut y profiter d’une petite plage (les vestes flottantes sont prêtées gratuitement) avec tables à pique-nique, quelques chaises longues et une superbe vue sur la rivière turquoise et les falaises rouges.  On s’y serait bien baignés mais la pluie s’est mise de la partie lorsque nous avons sorti nos maillots et nous avons alors décidé de poursuivre notre route.  C’est un endroit à découvrir, une belle halte sur la longue route de la Gaspésie.  On peut même y camper (sans service à part une toilette sèche).  Parlant de rivière, il y a aussi la rivière aux émeraudes dans le coin de Percé qui avait suscité mon intérêt lors de ma planification voyage.  Si vous y allez, redonnez-moi en des nouvelles!

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Papa et les cocos
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Course vers la rivière

Le rocher Percé et ses étonnants fossiles

Quiconque planifie un voyage en Gaspésie s’arrête forcément admirer le rocher Percé. Mais saviez-vous que ses berges regorgent de fossiles?  Laissez-moi vous raconter.  Tout d’abord, pour s’approcher du rocher Percé, je vous suggère d’emprunter la rue du Mont Joli juste après l’info touristique de Percé (où vous pourrez prendre l’horaire des marées). Vous trouverez au bout de la rue un petit belvédère (1$ par personne pour y accéder) qui vous donne la vue de la première photo ci-bas.  Près du kiosque payant, on aperçoit aussi un autre petit belvédère de la SÉPAQ. Autrefois, un escalier y descendait la falaise pour donner accès au rocher Percé à marée basse, mais il a été enlevé dans les dernières années en raison des risques d’éboulis quand on circule près des falaises.  Vous pouvez quand même descendre la falaise (allez-y prudemment) par de petits sentiers improvisés comme tant d’autres le font.  En bas, vous pouvez emprunter le chemin qui se découvre à marée basse et aller toucher le fameux rocher.  Mais le joyaux inattendu a été pour moi les nombreux fossiles trouvés.  Prenez le temps de retourner et d’observer les roches orangées à vos pieds.  En moins de 5 minutes garanties, vous pourrez y observer des fossiles de coquillages et même de petits poissons si vous êtes chanceux.  Le rocher Percé, tout un trésor!  N’oubliez pas que la balade est à vos risques et périls, soyez prudents!  De notre côté, on a choisit de ne pas faire le tour à pied du rocher Percé (comme on l’avait fait auparavant pour aller dans le « trou ») mais juste d’effectuer la traversée.

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Le fameux rocher Percé, vue du premier et plus haut belvédère
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Youpi, c’est la marée basse, on traverse!
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On y a touché au fameux rocher!
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Nos trésors de fossiles de coquillages

Le Géoparc de Percé, un must pour les jours de pluie et du plaisir pour les petits comme pour les grands

À la mi-voyage, nous nous sommes installés au camping de la baie de Percé, situé tout juste derrière le Geoparc.  Je m’étais promis de garder ce dernier en réserve pour un jour de pluie et je n’ai vraiment pas été déçue.  Nous avons tout d’abord explorer la salle de jeux Desjardins, unique en son genre.  Rappelant les filets des pêcheurs, cette salle tout en cordage permet de grimper à un 2e étage par diverses structures circulaires ainsi que par une échelle.  En haut, on y retrouve des hamacs pour se reposer et une glissade pour revenir au rez-de-chaussée.  La musique d’ambiance est entraînante et des coussins ronds attachés au cordage servent de balançoires.  Moi qui aime grimper, j’ai eu autant de plaisir que mes enfants.  Enfin des modules de jeux intérieurs qui plaisent autant aux parents qu’à leurs enfants!

En après-midi, nous avons visité le spectacle multimédia Tektonik (environ 45 minutes). Encore une fois, le Geoparc m’a charmé.  Ce spectacle interactif, qui utilise de nouvelles technologies tout à fait étonnantes, nous en apprend davantage sur l’origine du rocher Percé et l’histoire de la région.  Constitué de courts métrages et de stations interactives, il plaît aux grands comme aux petits qui ont la bougeotte.  Mes enfants de 3 et 6 ans ont particulièrement apprécié le carré de sable où un projecteur nous donne l’impression de façonner lacs et montagnes, la section de plancher qui crée l’illusion de marcher sur l’eau et le « miroir du rocher » qui reproduit nos mouvements en un être de lumière.  Nous avons malheureusement manqué de temps pour les sentiers qui serpentent le mont Ste-Anne, la plate-forme vitrée et la tyrolienne avec vue sur le rocher Percé.  Je m’y promets de les découvrir lors de notre prochain passage!

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La salle de jeux.  Pas de photo de Tektonik, désolée!

La plage Haldimand, un sable si doux à Gaspé

Qu’est-ce que des vacances sans aller à la plage?  Nous hésitions sur quelle plage choisir sur la pointe de la Gaspésie et n’avons pas été déçus par la plage Haldimand.  Un sable doux et moelleux, une eau plutôt confortable, de petites vagues, un stationnement gratuit.  Tout aurait été parfait… s’il avait fait plus de 25 degrés Celsius.  Avec un gros 19 degrés lors de cette journée et beaucoup de vent, moi et garçon nous sommes contentés de jouer dans le sable alors que les courageux papa et fille ont bravé le vent et le froid pour faire saucette.  Bref, une plage que je vous recommande fortement… pour les journées les plus chaudes de l’été.

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Trop contents de se baigner!
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Jacob qui s’est trouvé un tipi de bois flotté sur la plage!

Le site d’interprétation de la culture Mic Mac de Gespeg, pour se rapprocher de nos racines et de notre nature

Le dernier et non le moindre!  Rendu à Forillon, nous avions envie de prendre une petite pause de randonnée tout en restant dans le thème de la nature.  Ce site me paraissait des plus intéressant pour en apprendre davantage sur les autochtones et leur aisance à ne faire qu’un avec la nature.  Par une intéressante visite guidée à l’extérieur, nous avons appris des tonnes de choses.  Saviez-vous par exemple qu’on peut fabriquer des cordes avec des racines d’épinette en les écorçant et les assouplissant dans l’eau?  Que l’intérieur de la tige des épilobes (ces magnifiques fleurs mauves qu’on voit partout à l’été en Gaspésie) se mange à la cuillère et goûte sucré?  Que les wig wam (genre de tipis construits par les Mic Mac) et les canots étaient faits d’écorce de bouleau et que la saison idéale pour « cueillir » l’écorce est celle des fraises?  Ça me fascine de voir que les autochtones réussissait à vivre qu’en utilisant ce que la nature leur offrait.  Ils en connaissaient tant à son sujet… et nous si peu…  Que j’aimerais mieux connaître la nature qui nous entoure, les plantes de la forêt qui sont comestibles, comment survivre en forêt et utiliser ses ressources sans les gaspiller.  Une autre mission à accomplir!

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Des épilobes.  Photo prise à l’île Bonaventure.
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Un wig wam et certains outils utilisés des Mic Mac
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Randonnée pédestre en Estrie : mon nouveau coup de coeur pour la famille!

On commence ici à avoir une belle banque de montagnes estriennes à gravir en famille. Mes critères pour faire partir de la banque?  Une distance d’environ 5-6 km et un beau point de vue au sommet.  Sur ma liste, il y a déjà :

  • Le mont Pinacle, sur lequel j’ai entraîné quelques familles amies sous la pluie en fin de semaine et où est née la légende de la limace et la grimace (Francis pourra vous raconter ça un jour 😉 )  Je parlais déja de cette belle montagne ici, qui se combine d’ailleurs bien avec un après-midi à la plage si le soleil est au rendez-vous.
  • Le mont Ham, dont je ne vous ai surprenamment pas encore parlé.  Je vous y suggère vivement le sentier « Panoramique », qui vous fera marcher longtemps sur le large sommet dénudé.  Quel plaisir de s’y promener sur les roches avec cette vue à 360°, on s’y croirait sur un sommet des montagnes blanches du New Hampshire mais avec des champs et des forêts à perte de vue autour.  Attention les sentiers deviennent rapidement glissants en temps humide et quelques sections sont plutôt escarpées.  J’aimerais bien un jour y camper au sommet en famille pour y observer les étoiles filantes!
  • Le mont Giroux, le petit frère siamois d’Orford, un peu moins haut que son grand frère mais beaucoup plus tranquille et avec une vue superbe en automne sur les rouges érables de l’Estrie.  Pour le monter, on se rend en bas de la montagne de ski Orford et on monte par la « 4 km » (piste large en terre) en bifurquant à gauche au Y.

Et depuis la fin de semaine passée, j’y ajoute le Pain de Sucre, une belle petite montagne du parc du mont Mégantic (secteur Franceville), mon préféré de la SÉPAQ en Estrie.  On l’a découvert avec les enfants et mamie il y a une semaine.  La promenade du ruisseau est magnifique pour débuter.  Vous traversez ensuite une passerelle et arrivés au Y (la boucle qui parcourt le sommet en fait), je vous conseille de prendre la gauche pour monter par la partie la plus escarpée.

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Ici, un peu de surveillance est de mise avec les plus petits puisque le sentier monte parfois en zig zag sur des parois rocheuses inclinées (comme sur la photo ci-dessus).  À un moment, l’inclinaison s’inverse et un découvre un impressionnant abri sous roche (ci-bas).  Je vous suggère le dîner ou la pause collation au Vertige des escarpements, qui offre une très belle vue sur la vallée et les plus hautes montagnes du parc (photo à la une).  Encore une montagne qui s’ajoute à notre liste d’incontournables à gravir chaque été.

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Avez-vous d’autres coup de coeur de rando familiale à me faire découvrir au Québec?

Road trip à Ottawa

Tranquillement, la saison de la slush tire à sa fin.  En fait, il ne reste que quelques semaines de boue puis devrait arriver le printemps que j’aime, celui avec des feuilles et des fleurs aux douces couleurs.  Les derniers mois, j’ai eu le temps de réaliser mes idées sur comment bouger de façon satisfaisante en famille quand l’extérieur n’est pas une option.  J’ai même eu le temps d’avoir de quelques nouvelles idées d’activités intérieures et de les réaliser, comme celle d’aller peindre des bibelots avec ma grande au Café Croquis (yé, j’aurai un joli nain de jardin cet été pour mes plates-bandes).  Pour Pâques, cette longue fin de semaine de 4 jours, j’ai concocté pour ma petite famille un road trip de deux jours à Ottawa.  Le but visé : aller (re)visiter le musée des Enfants et découvrir celui de la Nature.  Voici un petit aperçu de notre weekend hors routine.

Le Musée des enfants

Ce musée est situé dans le magnifique musée canadien de l’Histoire, autrefois appelé musée de la Civilisation (image à la une ci-haut).  Votre entrée, en plus du musée des enfants, vous donnera d’ailleurs droit aux différentes expositions sur l’histoire du Canada dont une intéressante sur les amérindiens et également une autre  sur le hockey (pour se consoler de la défaite des Canadiens 😉 )

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Des totems amérindiens

J’avais beaucoup aimé le musée des enfants lors de ma première visite et ma fille d’alors un an et demie l’avait beaucoup apprécié aussi.  Des heures de plaisir à passer d’une station à l’autre pour s’amuser à faire comme les grands en cuisinant, en passant la vadrouille sur le plancher du bateau et en peignant les murs telle une peintre professionnelle.  C’était donc clair pour nous que notre halte à Ottawa devait inclure de nouveau ce musée avec nos enfants de maintenant 3 ans et demie et 6 ans.  Et croyez-moi, ils y ont eu autant de plaisir que ma petite en avait eu cinq ans auparavant.  En fait, je crois que tout enfant de 1 à 10 voir 12 ans peut y trouver facilement son compte.

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Une petite pizza cuite au four à bois?
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Passeports estampés, dessin d’une future architecte, roulette de codes secrets et fleur d’origami.

En effet, le musée ne permet pas seulement de jouer à exercer différents métiers, il permet aussi de découvrir plusieurs pays, leurs maisons, leurs habits traditionnels et un peu de leur culture.  C’est ainsi que nous avons pu écrire le nom de nos enfants en hiéroglyphes (vous pouvez lire celui de ma fille?), apprendre la signification de signes du Ghana, faire des fleurs en origami dans une maison japonaise, regarder un spectacle indonésien de théâtre d’ombre, visiter une pyramide et conduire un autobus du Pakistan (et j’en passe plusieurs).

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M-e-g-…

D’ailleurs pour encore plus d’information, je vous suggère d’aller jeter un coup d’oeil au blogue d’Ève qui y a consacré un article très complet et généreux en photos.

L’hôtel

Nous aurions bien aimé dormir aux résidences de l’Université d’Ottawa mais malheureusement tout était complet puisque nous nous étions organisé plutôt à la dernière minute.  Nous avons donc rabattu notre choix sur le Best Western de Gatineau.  Un choix plutôt dispendieux (autour de 140$ la nuit + taxes + stationnement payant à 15$…) mais très bien situé, à un coin de rue du musée des enfants (un stationnement de moins à payer!), du St-Hubert où nous sommes allés souper (parfait pour l’allergie aux arachides de ma fille) et du joli parc de la Jacques-Cartier où nous sommes allés marcher le lendemain matin (après une petite baignade dans la confortable piscine à 90°F de l’hôtel).

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Au parc de la Jacques-Cartier, une belle promenade sur le bord de la rivière des Outaouais

Le Musée de la nature

Ce deuxième musée ciblé était aussi impressionnant par son architecture que le premier (d’ailleurs quelles belles villes qu’Ottawa-Gatineau).

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Tous les détails architecturaux extérieurs étaient en lien avec les animaux, superbe!

Je redoutais un peu la réaction de mes enfants face à ce musée où ils ne pouvaient pas nécessairement tout toucher et où l’intérêt résidait surtout dans le fait d’apprendre de nouvelles choses.  Mes craintes se sont toutefois estompées au fil des différentes expositions.  Il y a tellement de trucs impressionnants à regarder.  J’ai vraiment adoré la galerie des fossiles où les squelettes en sont des vrais de vrai pour la majorité (plutôt que des moulages).  Il y a même des reproductions de Tyranosaure Rex et de Triceratops qui ont bien impressionné mon fils de 3 ans.

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Attention, tricératops droit devant!
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Une créature des mers.
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Reproductions de Tyranosaure Rex…
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… et d’un bébé Tricératops

La galerie de l’eau a aussi été appréciée de toute la famille.  Ma fille a été impressionnée d’apprendre que le squelette de baleine était celui d’une fille de 6 ans, tout comme elle, même si elle avait à peu près 18 mètres de plus grande!

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Dans le ventre de la baleine

Cette exposition a aussi l’avantage de présenter quelques petits coins « jeux » qui rappellent le musée des enfants : un sous-marin à diriger, un bateau où cuisiner, dormir, et explorer.  Une petite pause où les enfants peuvent alors toucher à tout!

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À l’intérieur du sous-marin.

Il y a aussi Nature Vivante, une exposition sur les insectes, et la galerie des mammifères puis celle des oiseaux mais la préférée de ma fille a été celle de la Terre où elle a pu admirer plusieurs roches précieuses aux couleurs variées et même des météorites.  Pour une petite fille qui aime collectionner les roches, c’était de loin la collection la plus impressionnantes qu’elle avait vue.

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Des caribous (empaillés, bien sûr!)
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Jolis papillons
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Roches phosphorescentes

Ce fut donc une belle fin de semaine de découverte!  Gatineau-Ottawa, vous m’avez donné le goût de revenir vous voir.  Peut-être une autre année en mai pour le festival des tulipes?  Ou alors à l’été pour arrêter au parc aquatique Calypso qui se situe directement sur le chemin du retour (ou de l’aller, c’est selon) et qui, paraît-il, est bien adapté pour les tout-petits?  En tout cas j’aimerais bien aussi découvrir le musée des sciences, actuellement fermé pour rénovation mais qui devrait rouvrir ces portes cet automne.  Et puis, tant qu’à découvrir d’autres villes, pourquoi ne pas se rendre à New York qui est déjà en fleurs à la mi-avril et possède un musée de la nature qui serait encore plus impressionnant que celui d’Ottawa?  Les idées de road trip ne manquent pas ici!

P.S. Pour économiser un peu (et parce qu’à 50$ le musée pour l’entrée familiale, ça monte vite!), je vous recommande les jeudis soirs, où ces musées sont gratuits de 17h à 20h! Bonnes visites!

Être subjugué par la force des eaux en quatre promenades à Québec

GratuiSi l’on compte mes études universitaires et cégepiennes, j’ai vécu près de 10 ans dans la ville de Québec et sa Rive-Sud.  J’ai donc eu le temps de la découvrir et de l’apprécier.  Un des grands atouts de cette ville est bien sûr le fleuve qui y déambule ainsi que les chutes qui s’y jettent.  Il existe d’ailleurs plusieurs beaux endroits pour les observer tout en faisant une petite promenade de santé.  Voici donc mes 4 endroits favoris à Québec pour être subjugué par la force des eaux :

La Chute Montmorency (en partie plat, en partie escaliers)

Ce site, qui est un parc Québec, est le seul qui est payant de ma liste.  Le gros avantage est donc qu’il offre plusieurs commodités, dont un restaurant, de même qu’un large éventail d’activités  : raquette, escalade de glace, téléphérique, tyrolienne et même du Via Ferrata (tiens, je n’ai jamais essayé ces 2 dernières activités, ça doit être plutôt trippant). Vous pouvez aussi faire plus simple et vous promenez à pied du bas de la chute jusqu’à la passerelle qui la surplombe en franchissant près de 500 marches (un bon entraînement en prévision de plus grosses randonnées). Des modules de jeux et des tables à pique-nique vous attendront sur le parcours pour une petite pause.  Il est aussi possible de se rendre sur le site en vélo par l’entremise de 2 pistes cyclables.

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Les Chutes de la Chaudière

Les Chutes de la Chaudière (4,5 km, pentes dans la piste cyclable, escaliers dans le sentier)

Ce qui m’impressionne des chutes, outre regarder de près les énormes quantités d’eau qui s’y jettent à chaque seconde, c’est entendre la force de cette eau qui rugit à en couper tous les autres sons.  Un bruit qui pendant un instant prend toute la place dans l’esprit et apaise.  Les Chutes de la Chaudière ne font pas exception.  Et, comble du bonheur, elles sont tout près de l’autoroute 20 (on les voit même lorsqu’on y circule), juste à prendre le 73 en direction contraire des ponts et nous y voilà moins d’un kilomètre plus loin. Parfait pour une petite pause lors de longues journées de route.  Le sentier aménagé permet de la voir sous toutes ses coutures, d’un côté comme de l’autre, du haut comme du bas, de près comme de loin sur la passerelle.  Du temps où j’habitais tout près, j’aimais beaucoup aller m’asseoir sur les rochers accessibles tout en bas pour un petit moment de détente. J’aimais aussi l’entendre rugir quand j’allais travailler à vélo en empruntant la piste cyclable qui franchit elle aussi la passerelle.  Et si la marche vous a creusé l’appétit, vous pourrez vous gâter avec une bonne crème glacée molle à la cantine près de l’accueil.

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La plage Jacques Cartier

La plage Jacques-Cartier et le sentier des Grèves (4,5 km, plat pour le premier, escaliers pour le deuxième)

Pour arriver à la plage Jacques-Cartier, on doit circuler dans le traffic des rues de Ste-Foy puis descendre un chemin en forêt jusqu’au stationnement.  Rendu tout en bas, surprise! Plus de lumières de circulation, terminé les bruits de la ville.  De grands arbres se dressent vers le ciel et nous laisse découvrir une jolie vue sur le fleuve à mesure qu’on les traverse.  J’ai toujours aimé cette marche paisible, un sentier plat qui nous amène vers Cap Rouge (où on peut là aussi manger une crème glacée!).  Peut-être parce qu’elle marque le premier jour de notre histoire d’amour à moi et mon amoureux!

J’ai découvert dernièrement qu’un autre sentier, celui des Grèves, s’était greffé dans l’autre direction (vers les ponts).  Un sentier qui monte et qui descend de la falaise par quelques escaliers, nous offrant tantôt un point de vue surélevée sur le fleuve, tantôt la possibilité d’y circuler sur la berge.  Je crois même que ce sentier se prolongera (si ce n’est pas déjà fait) jusque directement en dessous des ponts.  De quoi s’offrir une belle marche!  Pas facile par contre de trouver sur internet une carte qui montre l’ensemble des sentiers puisque chaque bout semble géré par un organisme différent.  Mais ne vous inquiétez pas, j’ai réussi à vous en dénicher une.

Les plaines d’Abraham, la promenade des gouverneurs et la terrasse Dufferin

Même en habitant dans la région, ça m’a pris un certain temps avant d’apprendre que je pouvais me promener des plaines d’Abraham au château Frontenac en longeant le fleuve.  En effet, encore une fois, il n’est pas facile de trouver une carte expliquant le trajet possible.  En suivant bien mes explications et cette carte google, vous devriez vous y retrouver.  Tout d’abord, en vous promenant sur les plaines, dirigez-vous vers l’extrémité Est de celles-ci sur l’avenue du Cap Diamant.  De là, vous pourrez entrer sur la promenade des gouverneurs qui vous amène à contourner la citadelle par une jolie passerelle constituée principalement… d’escaliers!  Vous arriverez finalement sur la terrasse Dufferin puis vous apercevrez enfin l’emblématique château Frontenac.  Rendu là, pourquoi ne pas prolonger le plaisir en descendant vers le quartier Petit Champlain par les escaliers et la côte de la montagne?  Je vous promets des vues dignes d’une carte postale!

Vous vous en serez rendus compte, Québec est la championne des escaliers.  Sinon, comment franchir la falaise qui se dresse tout le long des berges du fleuve?  Il existe même un Défi des escaliers qui permet d’en parcourir une trentaine soit environ 3000 marches sur une distance de 19 km!  Si vous préférez encore la vue du fleuve, la promenade Samuel de Champlain, qui se situe entre le fleuve et le boulevard Champlain, peut aussi être une option intéressante.  Maintenant, plus besoin de chercher où vous irez prendre l’air à Québec, les options sont là!

Le parc du Mont Mégantic

Des 3 parcs de la SÉPAQ présents en Estrie, celui du Mont Mégantic est mon favori. D’abord, étant plus éloigné de la métropole, il est définitivement le plus tranquille, c’est donc plus réaliste de s’y retrouver seul avec la nature.  Il est aussi le plus montagneux dans le parc comme alentour (belle vue sur les montagnes des USA) et par conséquent aussi le plus enneigé même quand l’hiver fait des siennes.  Enfin, il y a eu plusieurs nouveaux sentiers qui s’y sont développés dans les dernières années, ce qui comble bien mon goût de la découverte.

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Mon histoire d’amour a commencé avec le Mont St-Joseph.  Une montée abrupte pour un panorama grandiose.  Il y a même une petite chapelle en haut.  Si un jour je me marie, je voudrais que ce soit sur ce sommet, entourée de montagnes (aucune idée par contre si c’est possible!).  Il y a aussi un petit refuge pour 2 personnes tout en haut du mont, parfait pour un weekend en amoureux (j’aimerais bien le louer un jour!).  Pour faire une bonne journée de randonnée (un peu plus de 10 km), on peut continuer sur la crête jusqu’au mont Victoria puis redescendre par la vallée ou alors redescendre par le col pour remonter vers le mont Mégantic cette fois.  Et à part la raquette et la randonnée pédestre, il y a aussi la possibilité de faire du ski de fond, du ski nordique, du vélo « standart » et même du fatbike!

Mais ce parc, c’est davantage que du plein air.  C’est aussi la première réserve internationale de ciel étoilé.  L’éloignement du parc des grands centres ainsi que l’effort des villages alentour pour diminuer la pollution lumineuse en fait un lieu de choix pour observer les étoiles.  Plusieurs activités nous permettent d’en profiter.  Il y a quelques hivers, après une belle randonnée de raquettes aux flambeaux, nous avions eu droit à une soirée d’astronomie à l’Astrolab avec d’intéressantes présentations.  Vous pouvez aussi découvrir par vous-même les 2 expositions de l’Astrolab beau temps, mauvais temps.  L’activité à laquelle j’aimerais vraiment participer, ce sont les nuits des Perséïdes. Comment espérer un meilleur endroit pour observer les étoiles filantes et en apprendre sur elles?

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Mon secteur chouchou des dernières années, ouvert depuis 2011, est le secteur de Franceville.  Plus près de Sherbrooke (seulement 45 minutes de route!) et moins escarpé, il n’en offre pas moins de superbes vues.  Le sentier des Cimes, d’un dénivelé d’un peu moins de 400 m mais d’une bonne longueur, parcourt une crête qui offre d’impressionnants points de vue sur les plus imposantes montagnes du parc.  La promenade du ruisseau, longue d’environ un kilomètre, est parfaite pour les petites familles.  C’est d’ailleurs cette randonnée que nous avons choisi de faire le weekend dernier, afin de profiter de la neige qui s’attarde encore dans ce secteur alors qu’elle a pratiquement désertée la ville.  Le ruisseau en cours de dégel nous a d’ailleurs impressionné par sa teinte émeraude.  Je viens aussi tout juste de me rendre compte de la présence d’un nouveau sentier, celui du Pain de Sucre, une belle petite montagne qui offre une randonnée d’environ 6 kilomètres de longueur et de 200 mètres de dénivelé, parfait pour les capacités des petites jambes de mes enfants.  J’ai bien l’intention de le découvrir cet été!

Que de projets encore à venir dans ce parc qui n’a pas fini de m’émerveiller!

 

 

 

Histoire de pêche… sur le fjord!

Et puis, comment s’est passé votre relâche?  Ici, je dois vous avouez que l’humeur morose de mes enfants m’a presque fait regretter mes journées de travail. Heureusement, nous avions quelques sorties de prévues pour nous changer les idées dont une belle longue fin de semaine au Saguenay pour aller rendre visite à des amis.

J’ai d’ailleurs bien rit quand j’ai lu les articles de Sors de ta Cour ainsi que de Scouich sur la pêche blanche.  Je venais tout juste de prévoir une journée de ce type avec notre famille amie sur le fjord à La Baie.  Je me suis dit qu’une fille avertie en vaut deux alors je me suis assurée de prévoir collations, jeux, soupe et caribou chauds, appareil photo et traîneau pour aller marcher sur le magnifique fjord et passer le temps et surtout, de ne pas avoir trop d’attente en terme de plaisir de pêche…

Comment s’est passé la journée finalement?  Plutôt bien!  En fait, nous avions loué une petite cabane pour la journée (60$) qui comprenait 4 trous pour la pêche, 4 cannes à pêche avec une dizaine d’hameçons chacune (première fois que je voyais ça!) ainsi que les appâts. La cabane était chauffée par un poêle à l’huile, ce qui n’était vraiment pas du luxe du fait de la température sous les moins 30 avec le vent.  Située près du bord, elle était aussi dédiée aux petits poissons, les éperlans, plus faciles à attraper que les gros poissons plus au large.

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Nous avons donc réussi à attraper 11 minuscules poissons d’une quinzaine de centimètres chacun durant notre journée de 5h30.  Ça ne fait pas une grosse moyenne à l’heure ni plus qu’un apéro pour le souper mais c’était une belle activité relaxe à faire en famille.

C’est surtout les quatre adultes qui ont pêché (et trinqué!) pendant que les quatre enfants, de 1 à 6 ans, observaient, jouaient ou répétaient à l’infini « J’ai faim! ». Heureusement que j’avais des tonnes de collations!  Et la marche sur le fjord, bien que plutôt froide, nous a offert une superbe vue!

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Le lendemain, nous serions probablement allé faire de la raquette au centre de plein air Bec Scie si la température avait été plus clémente.  Mais comme le froid intense semblaient vouloir perdurer, nous avons choisi d’aller faire un tour à la yourte de nos amis située à l’Anse St-Jean.  Bien emmitouflés, les lunettes de ski sur les yeux des enfants, nous avons attaqué la montée pour aller relaxer dans la yourte chauffée, jouer dehors, puis à nouveau se réchauffer.  Le retour, une longue glissade dans le sentier au travers les bois, était pas mal trippant.

Et cette belle journée, encore une fois passée dans nos habits de neige, s’est terminée par un bon repas au Perchoir, un délicieux petit café de St-Félix d’Otis avec une magnifique vue sur le soleil couchant et un menu offrant crêpes, pizzas et paninis dans une ambiance décontractée.

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Et puis c’était déjà le retour, un autre 5 heures de route auquel les enfants ont plutôt bien collaboré (pour mes meilleures astuces pour la route, c’est ici!)  Ma grande en a même profité pour lire son premier livre – Une patate à vélo, un petit livre génial d’Élise Gravel – à répétition pendant pratiquement une heure (il faut dire que du temps, on en avait!).  On a aussi fait un petit arrêt dans le Vieux Québec à mi-chemin pour se dégourdir les jambes, admirer le château Frontenac (les enfants étaient émerveillés d’en voir un vrai de vrai) et aussi faire une course de luges sur la légendaire glissade de la terrasse Dufferin.

Blanc Saguenay, malgré ton froid intense, nous t’avons beaucoup aimé, toi et tes bancs de neige démesurés et presque éternels!  Tu as incarné l’hiver à nos yeux, le vrai.  Un jour, c’est promis, quand les enfants seront plus grands, nous viendrons découvrir tes merveilleux Monts-Valin.  Ce n’est qu’un au revoir!

 

 

La saison de la slush

Et je déclare officiellement lancée pour la relâche la saison de la slush!  Avec les 13 et 15 degrés qui s’en viennent pour les prochains jours dans la région, on peut dire adieu à notre belle neige de la semaine passée et bonjour à l’heureux mélange de glace, slush, gadoue et compagnie.  Je l’avoue, le début du printemps, c’est la saison que j’accueille avec le moins d’entrain.  Terminés les sorties en ski de fond et le patinage extérieur.  Encore loin le temps de la randonnée dans des sentiers secs et le vélo dans des rues exemptes du gravier accumulé durant l’hiver.  La saison de la slush est pour moi une saison d’attente, de plan B.  Le moment en fait de ressortir mes idées pour comment bouger de façon satisfaisante en famille en temps bouetteux.  J’ai d’ailleurs déjà essayé de ma liste le Complexe familial coopératif qui se révèle un beau concept pour amuser la marmaille mais personnellement je préfère les activités plus sportives où je réussis mieux à y trouver mon compte.  Quelqu’un m’a d’ailleurs suggéré les quilles.  D’accord, cette activité ne travaille pas le cardio mais cela travaille tout de même la coordination et les lancers et je suis pas mal certaine que j’y aurais bien du plaisir avec ma marmaille (ajout ici sur ma liste mentale d’activités à essayer ce printemps).  Et tant qu’à lister les plaisirs possibles au printemps, en voici quelques autres qui me font presque voir cette saison avec des lunettes roses!

  • Quel heureux événement nous attend dans 2 semaines, en plein début de saison de slush?  Le changement d’heure!  Hé oui, on pourra avancer nos horloges d’une heure, ce qui amènera le soleil à se coucher autour de…  (bruit de tambour!) 19h!  Pourquoi pas de petites marches ensoleillées après le travail avec les enfants (si je réussis à en faire des adeptes, peut-être qu’avec leurs vélos j’aurai une chance!) ou sinon avec une bonne amie?  Juste d’y penser, je ressens déjà le baume du soleil sur mon coeur!  Et puis le temps doux nous inspirera peut-être à débuter hâtivement la saison des pique-niques…  ou des 5 à 7 au rosé sur la terrasse!
  • Le printemps rime aussi avec… sirop d’érable!  Pour la deuxième fois cette année, nous entaillerons certainement notre bel érable.  Nous avions réussi à récolter un peu d’eau sucrée l’an passé mais j’avais complètement raté la production de sirop.  J’espère bien me rattraper cette année pour ma première cuvée! Et puis si vous souhaitez prolonger la saison de la tire d’érable, le moment est actuellement bien choisi pour vous congeler quelques plats de neige.  Sourires des enfants garantis quand vous leur proposerez une petite tire sur neige dans quelques semaines… ou quelques mois!  Quelque part autour du rush de sucre apporté par le chocolat de Pâques!
  • Le printemps, c’est aussi la meilleure saison à mon avis pour le spa!  On n’a pas l’impression de perdre une belle journée où on pourrait être en train de bouger dehors (pas grand chose à faire dans la slush), mais on profite tout de même du temps doux et du soleil.  Je ne devrais pas avoir trop de difficulté à y traîner mon amoureux quelque part en mars ou en avril.  Nouveau Strom spa de Sherbrooke, nous voilà!
  • J’ai aussi dans ma mire le Festival du cinéma du monde de Sherbrooke qui aura lieu du 4 au 9 avril.  J’ai hâte de voir en mars la programmation qui nous attend et cibler ce qui m’y fait envie.  Je n’ai pas encore eu la chance d’y aller mais cela fait déjà quelques années que je m’y promets d’aller y faire un tour…
  • Et puis enfin, je me dis que le printemps est la saison idéale pour planifier les menus travaux de l’été.  Genre la construction de mes boîtes à jardin et à fleurs, la planification des légumes à y faire pousser (referai-je des semis cette année?)

C’est bon, je me suis auto-convaincue.  Le printemps est unique, comme les autres saisons.  Ne suffit que d’un peu plus d’efforts pour y voir les bons côtés!  Et vous, comment ensoleillerez-vous votre printemps?

L’éphémère hiver estrien

Bon je dis estrien mais je crois que bon nombre de montréalais et autres habitants du Sud du Québec s’y reconnaîtront bien.  La photo en est d’ailleurs une de Granby (merci Christine!) datant du 23 janvier 17 (et disons que ça ressemble drôlement à Sherbrooke!).  Permettez-moi une phrase de bon chialage québécois : « Maudit que l’hiver est poche par icitte! »  Voilà, c’est dit!

Une des choses que j’aime au Québec, c’est bien nos 4 belles saisons.  Chaque saison a sa couleur différente et nous amène différentes possibilités d’activités, si bien que je ressens toujours l’urgence de profiter de la saison qui passera si vite.  Sauf qu’avec l’hiver, je vis bien des déceptions.  J’ai hâte à l’hiver.  Hâte de faire du ski de fond, du patin, de la raquette.  Depuis 8 ans que je suis en Estrie, j’ai appris à profiter de la neige dès qu’elle est présente.  Wow, surprise, de la neige en décembre?  On en profite pour découvrir la base de plein air André Nadeau et permettre à notre grande de faire ses premiers pas en ski de fond.  Peu de neige mais du froid : on va patiner!  Bref, j’essaie de m’adapter à Dame Nature et ses caprices.  Mais quand le gazon est plus visible que la neige et que la pluie se met de la partie, je l’avoue, je déprime.  Déjà que cette saison des microbes nous a poussé plus d’une fois à repousser des activités de plein air…

Bref, je me suis résolue à me bâtir un plan B s’intitulant : « Comment bouger de façon satisfaisante en famille quand l’hiver se transforme en printemps bouetteux en plein janvier ».  Voici donc mes munitions sherbrookoises contre ma déception hivernale :

  • Aller patiner à l’aréna.  Ce qui a de merveilleux à Sherbrooke, c’est que c’est partout gratuit de patiner.  Les patinoires intérieures nous auront souvent permis de profiter de ce sport d’hiver avant que la saison arrivent officiellement.  Étant ouvertes dès la mi-septembre, et offrant une zone centrale réservée à l’apprentissage avec supports disponibles, pas de raison de se priver de cet agréable sport.  Et avec la nouvelle patinoire réfrigérée Bleu Blanc Bouge, on devrait pouvoir en faire souvent à l’extérieur malgré les aléas de la température.  Pour plus d’infos sur les différentes patinoires, leurs conditions et heures d’ouverture, c’est ici.
  • Aller découvrir le Complexe Familial Coopératif : S’il y a un endroit intérieur que j’ai bien hâte de découvrir avec ma petite famille, c’est bien celui-ci.  Jeu gonflable, glissade sur coussin d’air, escalade et plein d’autres jeux de plus petite envergure doublé d’un bon café de qualité, que demander de mieux?  Pour les 0-8 ans, ça semble l’endroit idéal pour une belle activité intérieure.  On y donnait même des cours parent-enfant de yoga à l’automne, lors de son ouverture.
  • Aller faire de l’escalade en famille : Même pas besoin d’être un expert pour y aller avec ses enfants.  Le Vertige offre un forfait qui permet à un ou des parents d’assurer ses enfants avec un grigri et la supervision d’un moniteur.  J’y suis allée avec ma fille de 6 ans cet automne et elle a adoré.  Je compte bien y retourner avec mon conjoint et nos 2 enfants histoire de permettre à mon fils de 3 ans d’essayer cette activité.  Hé oui, dès 3 ans, les enfants présentent de belles capacités pour grimper, l’apprentissage de la descente est souvent ce qui demande un peu plus de temps mais une fois que c’est acquis, les enfants adorent voler comme Spiderman au bout de leur corde!  Si vous assurez vous-même vos enfants avec votre équipement, cela ne vous coûtera que 11$ pour l’entrée ainsi que la location du harnais pour votre enfant, votre entrée étant gratuite lorsque vous ne faites qu’assurer.
  • Aller à la piscine et en profiter pour faire quelques longueurs ou du surplace dans le profond.  Personnellement, j’aime beaucoup la piscine Montcalm pour sa barboteuse de 60 cm de profondeur tout à côté d’une piscine plus profonde.  Les tout-petits et ceux qui apprennent à nager se sent souvent plus en confiance de pouvoir déposer leurs petits pieds au fond.  La piscine de l’Université de Sherbrooke, avec son fond qui remonte à 80 cm lors des bains libres familiaux peut aussi être intéressante, elle est seulement un peu plus loin de chez moi.  Et pour travailler le cardio des parents, on met une aide flottante au petit et on l’amène dans le profond pendant qu’on fait du surplace à ses côtés ou de la nage en le poussant.  Ou pendant qu’on les laisse au bons soins de leur papa dans la barboteuse!
  • Aller marcher.  Quand la neige n’est plus vraiment de la partie mais que les sentiers en forêt sont trop glacés ou boueux, quelles sont les options?  Aller marcher sur de l’asphalte ou des trottoirs de bois!  Dans mes options plus agréables que de marcher dans les rues de notre quartier : le marais de la rivière St-François – de la nature en pleine ville, le tour du lac des Nations – avec ses 2 parcs de jeux situées à chaque bout de sa boucle de 3 km, ainsi que la chasse aux lutins et autres détails à trouver sur 7 des 14 belles murales de Sherbrooke.
  • Mais ma meilleure solution : aller là où est la neige.  Que je suis contente d’être aller en Beauce visiter ma famille en janvier.  On a enfin pu participer à un carnaval digne de ce nom et même rencontrer « Bonhomme »!  J’ai aussi bien hâte d’aller au Saguenay à la relâche visiter des amis.  Neige et plaisirs d’hiver garantis!  Et Québec au mois de mars?  S’il y a encore de la neige, on sera des plus heureux (peut-être pas les gens de Québec mais nous, si! 😉 ).  Bref, se planifier des fins de semaine ailleurs au Québec en consultant météomédia pour les quantités de neige au sol.   Et pourquoi pas des vacances en Gaspésie en plein hiver?

Gare à toi hiver éphémère, je réussirai à m’amuser cet hiver même si tu ne me laisses pas la chance de réaliser toutes mes sorties préférées d’hiver en Estrie (les gratuites et les pas chères!)

Pour 2017, des résolutions? Non! Des micro-aventures de plein air? Oui!

Plutôt que de faire des résolutions, j’ai choisi cette année de faire la liste des petites et grandes activités de plein air que j’aimerais réaliser en 2017.  Voici donc mon top 12 des aventures à planifier pour les prochains mois, en souhaitant que ça puisse vous inspirer! Et même si ma passe gratuite pour les parcs Canada ne me servira pas pour l’Ouest Canadien, elle devrait me servir au moins pour 2 parcs situés au Québec, ceux de Forillon et de la Mauricie!  Alors voici, en ordre plus ou moins chronologique des saisons :

  • Faire du ski de fond avec ma grande à la base de plein air André-Nadeau  (si l’hiver sherbrookois peut nous offrir de la belle neige!)
  • Faire avec mon amoureux tous les sentiers de ski de fond du magnifique et peu connu centre des Quatre-Vallons à Ste-Catherine-de-Hatley.
  • Aller porter ma fille à l’école en vélo puis me rendre au travail avec le même moyen de transport, en laissant la girafe à l’école au besoin pour limiter le poids.  Le faire au moins une fois par semaine dès le mois de mai.
  • En familles, aller faire une petite rando dans les montagnes blanches, monter le mont Washington en auto et visiter le village du père Noël dans le New Hampshire.
  • Faire des randonnées de vélo en famille (dont Lennoxville-North Hatley pas fait l’an passé).
  • Aller monter le mont Pisgah en famille (au Vermont, à 1h15 de Sherbrooke) et terminer la journée à la plage.
  • Découvrir Herbes Orford et le nouveau spa Strom de Sherbrooke.
  • Prendre au moins 4 semaines de vacances cet été sinon 5 pour bien en profiter.
  • Faire du kayak double avec les enfants (sur la rivière Bonaventure, la rivière Magog?)
  • Faire un séjour de camping de 2 semaines au Québec avec les enfants.  J’ai déjà mon idée d’itinéraire : parc du Bic, parc des Chics Chocs (dont le mont Ernest-Laforce), l’ile et la rivière Bonaventure, le parc Forillon et retour par les Escoumins pour observer les baleines.  Et mieux m’équiper pour cette aventure (sleeping chaud et nouveau matelas gonflable pour mon garçon, BBQ de camping, abri-cuisine).
  • Aller faire du camping et du canot dans le parc de la Mauricie (en août SVP pour éviter les moustiques!)
  • Aller chez Citrouilles et Tournesols à la fin août, dans le temps des tournesols, pour observer leur jaune éclatant avec Orford en paysage de fond.

D’autres suggestions pour allonger ma liste?

La péninsule georgienne ou l’Ontario – partie 2!

L’été passé, nous nous sommes aventurés en Ontario pour la première fois (lire : plus loin que la ville d’Ottawa).  Notre deuxième arrêt, après les magnifiques plages de Sand Banks, était les parcs Canada suivants, le premier étant terrestre et le deuxième marin : celui de la péninsule Bruce et le Fathom Five.  Après avoir roulé 5-6 heures depuis Sand Banks dont une ou 2 en ligne droite vers ce qui semblait être le bout du monde, nous sommes arrivés au Camping Land’s end park (un nom bien choisi!).  Étant plutôt des habitués de camping sauvage, nous avons bien apprécié les terrains avec services conçus pour le motorisé que nous avions loué.  En effet, les terrains sont boisés et intimes.  De plus, le camping est plutôt petit, ce qui permet de le parcourir facilement à pied sans avoir à déplacer notre mastodonte.  Il présente aussi quelques modules de jeux vintages et quelques espaces verts parfaits pour dégourdir les jambes des tout petits.  Enfin, il possède même sa propre plage privée, un atout non négligeable quand on souhaite passer une ou 2 journées relaxes sans sortir du camping mais en s’amusant et en évitant la foule.

De notre côté, nous avions toutefois peu de temps pour relaxer puisque nous n’avions que 3 nuits de prévues à ce magnifique endroit.  La première journée, nous nous sommes rendus au parc national de la péninsule-Bruce pour une petite randonnée de 5 km, la boucle de la pointe Burnt.  Au tout début du sentier, une tour d’observation qui offre un beau point de vue sur le grand lac.  Par la suite, une randonnée avec plusieurs arrêts possibles au bord de l’eau turquoise et si claire ainsi que de magnifiques grands cèdres.

Enfin, nous avons terminé la journée par une petite visite du centre d’accueil très intéressant avec son mini-cinéma et son film d’une quinzaine de minutes sur le parc ainsi qu’avec une immense exposition qui a captivé enfants et parents pendant plus d’une heure (et on aurait pu rester plus longtemps encore).

Pour la deuxième journée, nous avions réservé une excursion sur l’île Flowerpot.   Une journée dispendieuse mais qui en a valu le prix.  Tout d’abord, l’allée avec le bateau au fond de verre permet de bien observer quelques-uns des bateaux échoués dans le lac.  Ensuite, la journée sur l’île offre une belle randonnée d’environ 5 km qui a le grand avantage de présenter de beaux points d’intérêts à tous les kilomètres : les 2 « pots de fleurs », de grosses formations rocheuses rongées par les vagues; une grotte où l’on s’est arrêté pour le dîner ainsi un phare où l’on s’est arrêté pour le dessert.  Bref, une belle découverte malgré la journée plus pluvieuse et venteuse (les vagues sur l’image du titre en témoignent!).

La troisième journée nous a vu partir, puisqu’une pluie diluvienne était de la partie.  Si le soleil aurait été au rendez-vous, nous aurions vraiment aimé aller faire un tour à l’anse Indian Head, une magnifique plage, ainsi qu’à la Grotto située tout près.  Ce sont d’ailleurs les endroits les plus populaires du parc et il est recommandé d’arriver vers 7h00 le matin si on souhaite avoir une place dans le stationnement qui se remplit très rapidement.  Ce sera pour une prochaine fois peut-être!

Bref, ce fut une magnifique région où nous aurions souhaité passer plus de temps. Malheureusement, la location de notre motorisé tirait à sa fin, il fallait donc revenir à la maison.  Un petit conseil pour la route du retour : laissez faire Legoland à Toronto.  Disons que pour le prix, on a été plutôt déçus…