Nos randonnées pédestres en Islande

Notre activité de prédilection à moi et l’amoureux, c’est sans contredit la randonnée pédestre.  Il était donc évident que nous allions parcourir quelques sentiers lors de notre voyage dans ce pays du plein air qu’est l’Islande.  Mais comment choisir nos sentiers?

Tout d’abord, le guide Rother décrivant 55 des plus belles randonnées d’Islande nous a été bien utile.  Il nous a permis d’avoir une meilleure idée des endroits où pratiquer notre sport favori et donc de mieux planifier notre itinéraire.  Nous n’avons d’ailleurs jamais été déçus de leurs suggestions.  Sur place, la plupart (mais pas tous!) des parcs vendent une carte assez bien détaillée de leurs sentiers au coût de 4-5 $ (cartes que je vous conseille fortement d’acheter).  Par contre, nous avons trouvé que les gens à l’accueil étaient souvent peu bavards à donner conseils et informations plus complètes pour faciliter les choix.  Ainsi, l’addition du guide Rother, des cartes achetées et des conseils des gens rencontrés n’ont pas été de trop pour bien nous orienter. Bien que nous ayons choisi quelques randonnées plus longues, mais nous avons vu dans chaque parc des possibilités de belles et plus courtes randonnées pour les familles.  Oui, oui, l’Islande est un pays kid-friendly et nous avons d’ailleurs croisé plusieurs petits mousses alors si vous n’avez pas trop peur du froid, n’hésitez pas à le parcourir en famille.  Pour vous inspirer, voici ci-bas nos 3 meilleures randonnées en mots et en images.

Le parc national Vatnajokull, section Skaftafell

Ce parc 4 saisons situé au sud-est de l’île offre de très jolies vues sur les plus hauts sommets d’Islande ainsi que sur le plus grand glacier d’Europe.  Il permet aussi d’admirer une magnifique chute prénommée Svartifoss qui tombe au milieu de colonnes de basalte.  Nous avons choisi pour découvrir ce paysage un sentier d’environ 17 km de long et 600 mètres de dénivelé.  Nous avons d’abord pris le sentier rouge vers la droite (attention, il n’est pas identifié au début) puis longé le glacier Skaftafellsjokull pendant 3 à 4 kilomètres avec toujours une magnifique vue sur celui-ci.  Nous avons contourné le mont Kristinartindar pour s’éviter un 400 mètres de dénivelé supplémentaire (la vue doit toutefois y être superbe) et sommes resdescendus par les vertes montagnes jusqu’à la chute puis jusqu’au camping.  Le retour nous a semblé un peu long (un peu plus de 10 km après le dernier point de vue sur le glacier) mais ce fut une très belle randonnée (avec beaucoup de soleil, quelle chance!).  Nous en avons même profité pour faire la sieste sur un très confortable tapis de mousse!  Pour avoir un point de vue sur le glacier et observer également la chute, il peut être possible de le faire par une randonnée plus courte (6-7 km) en débutant aussi par le sentier rouge mais en bifurquant vers la gauche juste après le point de vue Sjonarnipa pour rejoindre les sentiers bleus et la chute.

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On aperçoit d’abord le lac et les petits icebergs formés par la fonte du glacier.

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Un bon thé pour se réchauffer!  Il a été utile, ce thermos qu’on a apporté.

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Svartifoss la splendide

Pakgil

Aucune mention dans mon Petit Futé de cet endroit qui se situe un peu au nord de la ville de Vik.  Pourtant, une mention du guide Rother sur leurs sentiers ainsi que des photos du camping sur le blogue de Black and Wood m’ont convaincu d’y aller.  Et nous avons été très heureux de découvrir ce sentier moins fréquenté (nous n’avons croisé que quelques couples sur ce sentier de jeep), parsemé de grottes, de rochers aux formes étranges, de canyons verdoyants avec pour finale le glacier Myrdalsjokull qui s’écoule en une dizaine de chutes dans un autre canyon, rocheux cette fois-ci.  À cet endroit, pas de carte à vendre mais une affiche des sentiers que nous avons photographiée pour l’apporter avec nous.  Aussi, notre guide Rother (et le gars du camping) nous conseillait de prendre d’abord le sentier jaune et rouge puis de continuer un ou deux kilomètres sur le sentier jaune avant de faire du hors piste jusqu’au bord du canyon Huldujokull et enfin de revenir sur nos pas pour le retour.  Un total de 15 km pour un dénivelé d’environ 500 mètres avec des sentiers bien indiqués (poteaux de la même couleur que les sentiers dessinés sur l’affiche).  Étonnamment, malgré leurs pentes abruptes, les sommets ne sont pas si hauts en Islande, ce qui nous permet de conserver de l’énergie pour la prochaine randonnée.

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Qui habite ces grottes dans les replis des montagnes?  Les trolls?  Les elfes?

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Hors piste pour s’approcher du glacier!
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On y est!

Le landmannalaugar

J’ai gardé mon coup de coeur du voyage pour la fin.  D’ailleurs, c’est beaucoup les photos du Landmannalaugar glanées sur l’internet qui m’ont attirées vers l’Islande.  Ces paysages lunaires aux couleurs étonnantes, je ne pouvais pas passer à côté.  Il faut toutefois être près à débourser les sous nécessaires (les hautes terres ne sont accessibles qu’en 4 par 4) et être à la bonne saison (entre juin et septembre).  De notre côté, puisque le campeur loué n’était pas 4 par 4 (c’est beaucoup plus cher à la location), nous avons pris un bus de Trex au départ du camping d’Hella à 8h le matin (arrivée vers 11h) pour revenir le soir même vers 18h (arrivée vers 20h).  Ceci, au coût assez dispendieux d’environ 150$ par personne, nous a laissé amplement le temps de parcourir un sentier de 7 km se rendant au sommet Brennisteinsalda pour un dénivelé de 300 mètres.  Une montagne de couleur bleu-gris, des rochers noirs couverts de mousse verte, un petit sommet rouge avec des fumerolles, le sommet principal orange avec autour un paysage parsemé de neige, le décor était époustouflant.  Y retourner j’aimerais bien parcourir le Blahnukur, ce sommet bleu-gris où l’on passe la majorité du temps sur une crête qui doit nous donner une vue à couper le souffle (et ce n’est qu’un 6 km).  Des paysages de bout du monde qui resteront marqués dans ma mémoire…

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La carte achetée sur place (il y en a aussi des plus grandes et complètes pour ceux qui font la longue randonnée).
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On roule pendant une couple d’heures dans un paysage à la fois désolant et époustouflant.
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Le ciel est gris aujourd’hui mais nous aurons eu la chance d’être épargnés de la pluie.
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Le Blahnukur, cette impressionnante montagne bleu-gris.

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Non, ce n’est pas du brouillard mais bien des fumerolles!
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Paysage typique du Landmannalaugar.
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On a l’impression d’entrer dans le « Mordor » après ces belles montagnes parsemées de neige.
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Des roches volcaniques noires et brillantes qui font la joie de notre géologue amateur!

Randonnée pédestre en Estrie : mon nouveau coup de coeur pour la famille!

On commence ici à avoir une belle banque de montagnes estriennes à gravir en famille. Mes critères pour faire partir de la banque?  Une distance d’environ 5-6 km et un beau point de vue au sommet.  Sur ma liste, il y a déjà :

  • Le mont Pinacle, sur lequel j’ai entraîné quelques familles amies sous la pluie en fin de semaine et où est née la légende de la limace et la grimace (Francis pourra vous raconter ça un jour 😉 )  Je parlais déja de cette belle montagne ici, qui se combine d’ailleurs bien avec un après-midi à la plage si le soleil est au rendez-vous.
  • Le mont Ham, dont je ne vous ai surprenamment pas encore parlé.  Je vous y suggère vivement le sentier « Panoramique », qui vous fera marcher longtemps sur le large sommet dénudé.  Quel plaisir de s’y promener sur les roches avec cette vue à 360°, on s’y croirait sur un sommet des montagnes blanches du New Hampshire mais avec des champs et des forêts à perte de vue autour.  Attention les sentiers deviennent rapidement glissants en temps humide et quelques sections sont plutôt escarpées.  J’aimerais bien un jour y camper au sommet en famille pour y observer les étoiles filantes!
  • Le mont Giroux, le petit frère siamois d’Orford, un peu moins haut que son grand frère mais beaucoup plus tranquille et avec une vue superbe en automne sur les rouges érables de l’Estrie.  Pour le monter, on se rend en bas de la montagne de ski Orford et on monte par la « 4 km » (piste large en terre) en bifurquant à gauche au Y.

Et depuis la fin de semaine passée, j’y ajoute le Pain de Sucre, une belle petite montagne du parc du mont Mégantic (secteur Franceville), mon préféré de la SÉPAQ en Estrie.  On l’a découvert avec les enfants et mamie il y a une semaine.  La promenade du ruisseau est magnifique pour débuter.  Vous traversez ensuite une passerelle et arrivés au Y (la boucle qui parcourt le sommet en fait), je vous conseille de prendre la gauche pour monter par la partie la plus escarpée.

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Ici, un peu de surveillance est de mise avec les plus petits puisque le sentier monte parfois en zig zag sur des parois rocheuses inclinées (comme sur la photo ci-dessus).  À un moment, l’inclinaison s’inverse et un découvre un impressionnant abri sous roche (ci-bas).  Je vous suggère le dîner ou la pause collation au Vertige des escarpements, qui offre une très belle vue sur la vallée et les plus hautes montagnes du parc (photo à la une).  Encore une montagne qui s’ajoute à notre liste d’incontournables à gravir chaque été.

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Avez-vous d’autres coup de coeur de rando familiale à me faire découvrir au Québec?

Être subjugué par la force des eaux en quatre promenades à Québec

GratuiSi l’on compte mes études universitaires et cégepiennes, j’ai vécu près de 10 ans dans la ville de Québec et sa Rive-Sud.  J’ai donc eu le temps de la découvrir et de l’apprécier.  Un des grands atouts de cette ville est bien sûr le fleuve qui y déambule ainsi que les chutes qui s’y jettent.  Il existe d’ailleurs plusieurs beaux endroits pour les observer tout en faisant une petite promenade de santé.  Voici donc mes 4 endroits favoris à Québec pour être subjugué par la force des eaux :

La Chute Montmorency (en partie plat, en partie escaliers)

Ce site, qui est un parc Québec, est le seul qui est payant de ma liste.  Le gros avantage est donc qu’il offre plusieurs commodités, dont un restaurant, de même qu’un large éventail d’activités  : raquette, escalade de glace, téléphérique, tyrolienne et même du Via Ferrata (tiens, je n’ai jamais essayé ces 2 dernières activités, ça doit être plutôt trippant). Vous pouvez aussi faire plus simple et vous promenez à pied du bas de la chute jusqu’à la passerelle qui la surplombe en franchissant près de 500 marches (un bon entraînement en prévision de plus grosses randonnées). Des modules de jeux et des tables à pique-nique vous attendront sur le parcours pour une petite pause.  Il est aussi possible de se rendre sur le site en vélo par l’entremise de 2 pistes cyclables.

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Les Chutes de la Chaudière

Les Chutes de la Chaudière (4,5 km, pentes dans la piste cyclable, escaliers dans le sentier)

Ce qui m’impressionne des chutes, outre regarder de près les énormes quantités d’eau qui s’y jettent à chaque seconde, c’est entendre la force de cette eau qui rugit à en couper tous les autres sons.  Un bruit qui pendant un instant prend toute la place dans l’esprit et apaise.  Les Chutes de la Chaudière ne font pas exception.  Et, comble du bonheur, elles sont tout près de l’autoroute 20 (on les voit même lorsqu’on y circule), juste à prendre le 73 en direction contraire des ponts et nous y voilà moins d’un kilomètre plus loin. Parfait pour une petite pause lors de longues journées de route.  Le sentier aménagé permet de la voir sous toutes ses coutures, d’un côté comme de l’autre, du haut comme du bas, de près comme de loin sur la passerelle.  Du temps où j’habitais tout près, j’aimais beaucoup aller m’asseoir sur les rochers accessibles tout en bas pour un petit moment de détente. J’aimais aussi l’entendre rugir quand j’allais travailler à vélo en empruntant la piste cyclable qui franchit elle aussi la passerelle.  Et si la marche vous a creusé l’appétit, vous pourrez vous gâter avec une bonne crème glacée molle à la cantine près de l’accueil.

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La plage Jacques Cartier

La plage Jacques-Cartier et le sentier des Grèves (4,5 km, plat pour le premier, escaliers pour le deuxième)

Pour arriver à la plage Jacques-Cartier, on doit circuler dans le traffic des rues de Ste-Foy puis descendre un chemin en forêt jusqu’au stationnement.  Rendu tout en bas, surprise! Plus de lumières de circulation, terminé les bruits de la ville.  De grands arbres se dressent vers le ciel et nous laisse découvrir une jolie vue sur le fleuve à mesure qu’on les traverse.  J’ai toujours aimé cette marche paisible, un sentier plat qui nous amène vers Cap Rouge (où on peut là aussi manger une crème glacée!).  Peut-être parce qu’elle marque le premier jour de notre histoire d’amour à moi et mon amoureux!

J’ai découvert dernièrement qu’un autre sentier, celui des Grèves, s’était greffé dans l’autre direction (vers les ponts).  Un sentier qui monte et qui descend de la falaise par quelques escaliers, nous offrant tantôt un point de vue surélevée sur le fleuve, tantôt la possibilité d’y circuler sur la berge.  Je crois même que ce sentier se prolongera (si ce n’est pas déjà fait) jusque directement en dessous des ponts.  De quoi s’offrir une belle marche!  Pas facile par contre de trouver sur internet une carte qui montre l’ensemble des sentiers puisque chaque bout semble géré par un organisme différent.  Mais ne vous inquiétez pas, j’ai réussi à vous en dénicher une.

Les plaines d’Abraham, la promenade des gouverneurs et la terrasse Dufferin

Même en habitant dans la région, ça m’a pris un certain temps avant d’apprendre que je pouvais me promener des plaines d’Abraham au château Frontenac en longeant le fleuve.  En effet, encore une fois, il n’est pas facile de trouver une carte expliquant le trajet possible.  En suivant bien mes explications et cette carte google, vous devriez vous y retrouver.  Tout d’abord, en vous promenant sur les plaines, dirigez-vous vers l’extrémité Est de celles-ci sur l’avenue du Cap Diamant.  De là, vous pourrez entrer sur la promenade des gouverneurs qui vous amène à contourner la citadelle par une jolie passerelle constituée principalement… d’escaliers!  Vous arriverez finalement sur la terrasse Dufferin puis vous apercevrez enfin l’emblématique château Frontenac.  Rendu là, pourquoi ne pas prolonger le plaisir en descendant vers le quartier Petit Champlain par les escaliers et la côte de la montagne?  Je vous promets des vues dignes d’une carte postale!

Vous vous en serez rendus compte, Québec est la championne des escaliers.  Sinon, comment franchir la falaise qui se dresse tout le long des berges du fleuve?  Il existe même un Défi des escaliers qui permet d’en parcourir une trentaine soit environ 3000 marches sur une distance de 19 km!  Si vous préférez encore la vue du fleuve, la promenade Samuel de Champlain, qui se situe entre le fleuve et le boulevard Champlain, peut aussi être une option intéressante.  Maintenant, plus besoin de chercher où vous irez prendre l’air à Québec, les options sont là!

Le parc du Mont Mégantic

Des 3 parcs de la SÉPAQ présents en Estrie, celui du Mont Mégantic est mon favori. D’abord, étant plus éloigné de la métropole, il est définitivement le plus tranquille, c’est donc plus réaliste de s’y retrouver seul avec la nature.  Il est aussi le plus montagneux dans le parc comme alentour (belle vue sur les montagnes des USA) et par conséquent aussi le plus enneigé même quand l’hiver fait des siennes.  Enfin, il y a eu plusieurs nouveaux sentiers qui s’y sont développés dans les dernières années, ce qui comble bien mon goût de la découverte.

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Mon histoire d’amour a commencé avec le Mont St-Joseph.  Une montée abrupte pour un panorama grandiose.  Il y a même une petite chapelle en haut.  Si un jour je me marie, je voudrais que ce soit sur ce sommet, entourée de montagnes (aucune idée par contre si c’est possible!).  Il y a aussi un petit refuge pour 2 personnes tout en haut du mont, parfait pour un weekend en amoureux (j’aimerais bien le louer un jour!).  Pour faire une bonne journée de randonnée (un peu plus de 10 km), on peut continuer sur la crête jusqu’au mont Victoria puis redescendre par la vallée ou alors redescendre par le col pour remonter vers le mont Mégantic cette fois.  Et à part la raquette et la randonnée pédestre, il y a aussi la possibilité de faire du ski de fond, du ski nordique, du vélo « standart » et même du fatbike!

Mais ce parc, c’est davantage que du plein air.  C’est aussi la première réserve internationale de ciel étoilé.  L’éloignement du parc des grands centres ainsi que l’effort des villages alentour pour diminuer la pollution lumineuse en fait un lieu de choix pour observer les étoiles.  Plusieurs activités nous permettent d’en profiter.  Il y a quelques hivers, après une belle randonnée de raquettes aux flambeaux, nous avions eu droit à une soirée d’astronomie à l’Astrolab avec d’intéressantes présentations.  Vous pouvez aussi découvrir par vous-même les 2 expositions de l’Astrolab beau temps, mauvais temps.  L’activité à laquelle j’aimerais vraiment participer, ce sont les nuits des Perséïdes. Comment espérer un meilleur endroit pour observer les étoiles filantes et en apprendre sur elles?

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Mon secteur chouchou des dernières années, ouvert depuis 2011, est le secteur de Franceville.  Plus près de Sherbrooke (seulement 45 minutes de route!) et moins escarpé, il n’en offre pas moins de superbes vues.  Le sentier des Cimes, d’un dénivelé d’un peu moins de 400 m mais d’une bonne longueur, parcourt une crête qui offre d’impressionnants points de vue sur les plus imposantes montagnes du parc.  La promenade du ruisseau, longue d’environ un kilomètre, est parfaite pour les petites familles.  C’est d’ailleurs cette randonnée que nous avons choisi de faire le weekend dernier, afin de profiter de la neige qui s’attarde encore dans ce secteur alors qu’elle a pratiquement désertée la ville.  Le ruisseau en cours de dégel nous a d’ailleurs impressionné par sa teinte émeraude.  Je viens aussi tout juste de me rendre compte de la présence d’un nouveau sentier, celui du Pain de Sucre, une belle petite montagne qui offre une randonnée d’environ 6 kilomètres de longueur et de 200 mètres de dénivelé, parfait pour les capacités des petites jambes de mes enfants.  J’ai bien l’intention de le découvrir cet été!

Que de projets encore à venir dans ce parc qui n’a pas fini de m’émerveiller!

 

 

 

La péninsule georgienne ou l’Ontario – partie 2!

L’été passé, nous nous sommes aventurés en Ontario pour la première fois (lire : plus loin que la ville d’Ottawa).  Notre deuxième arrêt, après les magnifiques plages de Sand Banks, était les parcs Canada suivants, le premier étant terrestre et le deuxième marin : celui de la péninsule Bruce et le Fathom Five.  Après avoir roulé 5-6 heures depuis Sand Banks dont une ou 2 en ligne droite vers ce qui semblait être le bout du monde, nous sommes arrivés au Camping Land’s end park (un nom bien choisi!).  Étant plutôt des habitués de camping sauvage, nous avons bien apprécié les terrains avec services conçus pour le motorisé que nous avions loué.  En effet, les terrains sont boisés et intimes.  De plus, le camping est plutôt petit, ce qui permet de le parcourir facilement à pied sans avoir à déplacer notre mastodonte.  Il présente aussi quelques modules de jeux vintages et quelques espaces verts parfaits pour dégourdir les jambes des tout petits.  Enfin, il possède même sa propre plage privée, un atout non négligeable quand on souhaite passer une ou 2 journées relaxes sans sortir du camping mais en s’amusant et en évitant la foule.

De notre côté, nous avions toutefois peu de temps pour relaxer puisque nous n’avions que 3 nuits de prévues à ce magnifique endroit.  La première journée, nous nous sommes rendus au parc national de la péninsule-Bruce pour une petite randonnée de 5 km, la boucle de la pointe Burnt.  Au tout début du sentier, une tour d’observation qui offre un beau point de vue sur le grand lac.  Par la suite, une randonnée avec plusieurs arrêts possibles au bord de l’eau turquoise et si claire ainsi que de magnifiques grands cèdres.

Enfin, nous avons terminé la journée par une petite visite du centre d’accueil très intéressant avec son mini-cinéma et son film d’une quinzaine de minutes sur le parc ainsi qu’avec une immense exposition qui a captivé enfants et parents pendant plus d’une heure (et on aurait pu rester plus longtemps encore).

Pour la deuxième journée, nous avions réservé une excursion sur l’île Flowerpot.   Une journée dispendieuse mais qui en a valu le prix.  Tout d’abord, l’allée avec le bateau au fond de verre permet de bien observer quelques-uns des bateaux échoués dans le lac.  Ensuite, la journée sur l’île offre une belle randonnée d’environ 5 km qui a le grand avantage de présenter de beaux points d’intérêts à tous les kilomètres : les 2 « pots de fleurs », de grosses formations rocheuses rongées par les vagues; une grotte où l’on s’est arrêté pour le dîner ainsi un phare où l’on s’est arrêté pour le dessert.  Bref, une belle découverte malgré la journée plus pluvieuse et venteuse (les vagues sur l’image du titre en témoignent!).

La troisième journée nous a vu partir, puisqu’une pluie diluvienne était de la partie.  Si le soleil aurait été au rendez-vous, nous aurions vraiment aimé aller faire un tour à l’anse Indian Head, une magnifique plage, ainsi qu’à la Grotto située tout près.  Ce sont d’ailleurs les endroits les plus populaires du parc et il est recommandé d’arriver vers 7h00 le matin si on souhaite avoir une place dans le stationnement qui se remplit très rapidement.  Ce sera pour une prochaine fois peut-être!

Bref, ce fut une magnifique région où nous aurions souhaité passer plus de temps. Malheureusement, la location de notre motorisé tirait à sa fin, il fallait donc revenir à la maison.  Un petit conseil pour la route du retour : laissez faire Legoland à Toronto.  Disons que pour le prix, on a été plutôt déçus…

Une nuit en refuge avec les cocos

L’idée

Partir dans la forêt, sac au dos, avec tout le nécessaire pour souper, passer la nuit et déjeuner.  Marcher dans un petit sentier sur un kilomètres ou deux jusqu’à enfin apercevoir notre refuge pour la nuit.  Vivre et dormir sans électricité, cuisiner sur un rond au butane, s’éclairer à la chandelle ou la frontale, devoir sortir à l’extérieur pour les pipis. Dormir dans un lit superposé avec son sac de couchage et les bruits de la forêt.  Je ne sais pas pour vous mais pour moi, l’idée d’aller vivre ça avec mes cocos, ça avait quelque chose de magique.  Instructif en même temps de voir ce que ça fait de ne pas avoir d’électricité, on comprend mieux alors ce que ça nous apporte au quotidien.  Ressourçant de quitter les jouets et la télévision pour se retrouver tout ce temps perdus en pleine nature.  Gratifiant le fait de transporter tout le nécessaire à sa survie.  On n’a tellement pas besoin de grand chose au fond.

Les préparatifs

C’est donc avec cette idée en tête que je me suis mise à chercher un refuge pour 5 (notre famille + mon filleul de 7 ans).  À ma grande surprise, j’ai facilement trouvé à Orford à un peu plus d’un mois de préavis.  Le Vieux Camp, un refuge pour 6 (fallait payer la place libre pour l’avoir exclusivement), à 1,2 km de l’accueil, c’était vraiment parfait pour nous.  Rendus à l’heure des bagages, on s’est mis en mode « simplifier ».  D’abord, pas de rond au butane ni de gamelle, on a décidé d’apporter des repas froids déjà prêts : sandwich pour le souper puis bagels et muffins pour le déjeuner.  Bonne décision puisqu’après avoir rempli nos 2 gros sacs avec les 5 sleepings, les 5 oreillers, tout l’eau nécessaire, nos vêtements et pyjamas (les enfants transportaient leur linge) ainsi que la nourriture, il ne restait plus vraiment de place.

L’expérience

Jour J, 15h, il fait 15°C pour un 19 novembre, la température est parfaite.  La dame nous recommande le sentier multifonctionnel mais on choisit plutôt le sentier en forêt.  Bon choix puisqu’avec les roches et les racines, mes enfants sont toujours plus motivés à marcher (faut croire que ça leur prend un petit défi!).  Les grands (6 et 7 ans) courent presque devant, le sac à dos ne les ralentit pas.  Mon petit (3 ans) a besoin d’un peu plus d’encouragement.  Il est habitué à alterner durant les randos entre la marche et mes épaules mais cette fois-ci, avec le sac à dos, mes épaules ne sont pas disponibles.  On trouve enfin le refuge, il commence à faire noir.  On s’y installe puis on soupe.  Il fait tellement beau qu’on se décide de manger le dessert devant un petit feu extérieur.  On danse sous les milliers d’étoile puis, même s’il n’est que 18h30, les petits se sentent prêts au dodo avec cette noirceur qui est si vite arrivée.  Mais bon, comme tout événement un peu excitant, ça placote durant une heure pour finalement s’endormir, confortable avec notre poele au propane nous tenant au chaud.  Le lendemain, la journée est pluvieuse et nous incite à repartir dès le déjeuner avalé et les bagages refaits.  Le retour est un peu plus difficile pour mon 3 ans (la fatigue, le sentier multifonctionnel?) mais on arrive tous à l’accueil et les parents se récompensent d’un bon café (pas de brûleur = pas de café au réveil, ouch! 😉 )

La conclusion

Ça a été une belle expérience avec les cocos, à refaire.  Avec les années, ils pourront marcher de plus en plus longtemps et aussi transporter de plus en plus de stock, ce qui changera graduellement le visage de nos expéditions!  Côté leçons de vie sur notre niveau de confort, l’électricité, etc…  Eh bien je crois que les enfants ne se sont mêmes pas rendus compte du côté rudimentaire de l’expérience.  Pour eux (du moins encore à leur âge), dormir dans un chalet de luxe ou un refuge sans eau ni électricité ne semble pas faire de différence.  Les 2 plus grands, cousin et cousine, se sont surtout bien amusés ensemble, avec leurs frontales et les quelques jeux apportés (jeux de carte et crayons-papier).  Le plus petit avait mis sans que je m’en rende compte des blocs de bois dans son sac (note à moi-même : toujours vérifier les sacs des enfants avant le départ!; je comprends maintenant pourquoi son sac me semblait si lourd!).  Il s’est amusé un peu avec ceux-ci mais je crois que ç’aurait été gagnant que j’amène une ou 2 petites autos.  Avec la noirceur et la pluie, le divertissement était un peu limité.  En passant, si vous décidez de jouer à la cachette dans un refuge, faites attention : il peut y avoir des trappes à souris cachées sous les lits!  Heureusement, personne ne s’est fait pincer!  Bref, si vous avez le goût de vous lancer dans cette aventure, n’hésitez pas.  Pas besoin de grand matériel spécialisé, des sleepings de base et de gros sacs à dos (empruntés à des amis au besoin) et vous êtes prêts pour l’aventure.  Le plus important selon moi : choisir une distance de marche adapté aux jambes de nos tout-petits.

Bonne expédition!

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Souvenirs de Varadero ou comment sortir du tout-inclus sans vider son porte-feuille

Il y a certaines choses que j’aime des tout-inclus.  Pas de location d’auto à magasiner, ni de vérifications à faire au niveau des assurances et des permis à ce sujet.  Pas d’hébergement à réserver non plus et surtout, pas d’épicerie à faire ni de bouffe à cuisiner ni de vaisselle à laver.  Bref, un petit congé d’organisation et de tâches!

Il y a par contre des choses que j’aime moins des tout-inclus.  Passer 7 journées en ligne à la plage, très peu pour moi.  Si la première journée m’est agréable et relaxante, je commence à avoir des fourmis dans les jambes dès la deuxième.  J’ai besoin de sortir, de visiter, de découvrir.  Sauf que les excursions offertes par les tout-inclus ont plutôt tendance à me faire horreur.  Payer 100$ par personne pour se faire trimbaler en vitesse d’un endroit à l’autre dans un autobus rempli de touristes, très peu pour moi.

Alors quand on a décidé d’aller faire un petit tour en famille à Cuba l’an passé, il me fallait un plan B.  J’ai débuté en me procurant un guide touristique sur Cuba, comme si je souhaitais partir sac au dos.  J’y ai découvert plusieurs activités intéressantes pour notre famille sur la péninsule de Varadero : 2 réserves écologiques, des grottes à visiter, un petit zoo, un delphinarium et même des centres de plongées.  Notre coeur a d’abord penché pour la petite réserve écologique de Varahicacos.  Pour quelques pesos par personne, nous avons pu faire une belle randonnée en autonomie avec les enfants et découvrir plusieurs attraits intéressants tant sur la flore que sur la faune grâce à près d’une vingtaine de points d’intérêts expliqués sur le feuillet remis à l’entrée (une termitière, de petites grottes, des cactus, etc).

 

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Deux jours plus tard, on a opté pour le delphinarium et son spectacle de dauphin.  Dix pesos par adulte, un peu moins pour les enfants.  On est arrivé un peu à l’avance et on a profité des modules pour enfants et du magasin de souvenirs.  Quand notre tour est arrivé, c’est un spectacle de belle qualité d’une trentaine de minutes qui a ravi nos yeux.  Ensuite, on s’est gâtés et pour 5 pesos moi et mon conjoint on a obtenu de belles photos d’un dauphin qui nous fait des bisous.  Ç’aura été mon cadeau de fête pour mes 33 ans cette journée-là!

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Ces petites sorties en autonomie auront été idéales pour notre famille.  Transport en taxi à partir de l’hôtel (il y en a toujours qui attendent à la porte) pour aussi peu que 15 à 20 pesos.  Pour la deuxième sortie, le taxi nous aura même attendu durant le spectacle pour nous ramener dès la fin.  Et pour la première, nous n’avons pas attendu plus de 2 minutes sur la route pour que passe un taxi prêt à nous ramener à l’hôtel.  Avec les taxis, pas d’attente, un transport rapide, parfait pour des enfants parfois impatients lors des temps morts.  Et puis ces sorties simples et tout près nous aurons permis de partir pour une demi-journée seulement et d’éviter de faire sauter la sieste essentielle à mon petit qui n’avait alors qu’un an et demie.  Bref, des sorties plutôt baby friendly.

Somme toute, ce voyage aura été un bel équilibre entre repos et activités agréables mais pas trop dispendieuses.  Un voyage presque parfait… si on oublie la gastro/tourista que toute la famille a ramenée dans ses bagages au retour! 😉

 

 

 

Mes coups de coeur des Sentiers de l’Estrie

Vous ai-je dit que moi et mon amoureux on aime beaucoup la rando?  On aime bien refaire des rando coup de coeur mais ce qu’on aime par-dessus tout, c’est découvrir de nouveaux sentiers.  On aime bien aussi la tranquillité, alors les sentiers très populaires où il faut presque faire la file pour se rendre au sommet, on a un peu tendance à les fuir.  Les Sentiers de l’Estrie sont donc parfaits pour nous, que ce soit en amoureux ou en petite famille.  On peut payer pour une entrée journalière ou pour une carte de membre annuelle sur leur site internet où il est aussi possible de se procurer les cartes des sentiers.  Voici donc, parmi ceux découverts dans les dernières années, nos sentiers coup de coeur :

En amoureux (7 km et plus)

  • Le mont Chagnon : C’est notre découverte de l’année 2016.  Tout près d’Orford, on n’a qu’à prendre la sortie 115 de l’autoroute 10 et bifurquer à gauche pour se stationner près du chemin North.   Il faut d’ailleurs remonter ce chemin à pied et suivre les indications; après quelques minutes, on entre dans la forêt.  C’est une belle montagne pour y aller mollo avec le cardio : que 350 m de dénivelé.  Mais ce qui la distingue, c’est ses multiples et magnifiques points de vue (au moins 7) dans toutes les directions (sur Orford, Owl’s Head, Jay Peak, Shefford, etc.).  D’ailleurs, sur la photo ci-haut, c’était un de mes points de vue préférés sur les montagnes des USA.  Côté longueur, vous pourrez choisir entre environ 7 ou 10 km selon que vous choisissez d’aller voir tous les points de vue ou seulement les principaux.   Et c’est super tranquille! Je le recommande!
  • Le mont Orford : Sans doute l’un des plus connus de l’Estrie et achalandé comme une autoroute à l’automne.  La plupart des gens connaissent la piste de ski « 4 km » qui est beaucoup utilisée pour se rendre rapidement et aisément au sommet en marchant (et même pour certains en courant!).  Mais est-ce que vous connaissez l’autre sentier pour s’y rendre?  Un vrai sentier étroit dans la forêt, bordé d’une belle cascade dans les premiers kilomètres.  On se stationne au même endroit que le mont précédent sauf qu’on prend à pied la 112 vers la droite puis on rentre en forêt peu après avoir traversé le chemin de fer.  La montée est un peu plus abrupte que le mont précédent.  Si on se rend au sommet d’Orford (petit bout dans les pistes de ski vers la fin), on en aura eu pour un beau 10 km avec en prime quelques points de vue. N’oubliez pas de payer votre accès au parc Orford (paiement autonome possible à l’entrée du sentier).
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Au lac Larouche

En famille (6 km et moins)

  • Le sentier de la grotte de l’ours : Ce sentier a plusieurs avantages à mes yeux.  Tout d’abord, il n’est qu’à 10 minutes de Sherbrooke (à Stoke), ce qui est pratique quand le temps disponible est restreint.  Et puis, le dénivelé n’est pas trop élevé (130 mètres) et la distance non plus (6,5 km) , ce qui en fait le sentier parfait pour la famille ou pour une une promenade en raquette en amoureux .  Enfin, le clou de la rando, plutôt qu’un traditionnel point de vue en haut de la montagne, est une petite grotte où il est possible de s’installer pour la collation.  L’espace d’un moment, on s’imagine être un homme/une femme des cavernes ou alors un ours qui a trouvé l’endroit idéal pour hiberner!
  • Le lac Larouche : L’attrait principal de cette randonnée se situe dans le premier kilomètre : une belle falaise parfaite pour les grimpeurs débutants.  Ceux qui randonnent plutôt que faire de l’escalade peuvent contourner la falaise par un petit sentier rocheux.  Quel bonheur pour les jeunes enfants de grimper à travers les roches!  En haut de la falaise, un beau point de vue sur le lac, parfait pour une petite collation.  Ensuite, on peut choisir de continuer sur un sentier au dénivelé relativement plat pour faire une boucle de 5 km ou redescendre par où on est arrivé pour une courte randonnée de 2 km.  Pour s’y rendre, on emprunte la 222 et on trouve le sentier peu après avoir contourné le lac Brompton.
  • Un sentier dans la ville de Sherbrooke!  Ce dernier sentier de ma liste pourrait vous sembler banal mais pour notre famille il ne l’est pas du tout.  Tout d’abord, il est à seulement 2 km de chez moi.  Un mini-tour d’auto ou une randonnée à vélo et hop, on est rendu!  Mon conjoint s’y rend même parfois à la course pour y prolonger son jogging en forêt et il est loin d’être le seul.  Ce sentier de 4 km, qui monte et redescend légèrement plusieurs fois, s’étire du marais de la Rivière St-François au chemin du Sanctuaire.  L’attrait principal, selon mes enfants, est le parc du Debonair qui se situe à mi-chemin.  C’est d’ailleurs là qu’on se stationne la plupart du temps.  On marche un peu plus d’un kilomètre vers la gauche, s’arrête à un point de vue pour un pique-nique ou une collation (1ere motivation) et revient au parc pour jouer dans les modules (2e motivation).  C’est littéralement le sentier qui aura entraîné nos tout-petits à la randonnée et on y retourne plusieurs fois chaque année parce qu’il est si pratique pour nous.

 

Enfin, la beauté avec les Sentiers de l’Estrie, c’est qu’avant de réussir à découvrir toutes les randonnées, j’en ai encore pour plusieurs années de nouveauté et ce, tout près de chez moi!  Merci à tous les bénévoles de rendre ces moments possibles!

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Le sentier dans la ville!  (et une prochaine fois, je vous parlerai de comment on se sent toujours dans la nature en pleine ville à Sherbrooke 🙂 )

Sand Banks – une plage de rêve!

Lorsque l’Ontario est arrivée dans nos options de vacances d’été, j’ai voulu trouver de l’information sur SandBanks.  Dunes de sable et plage, ça m’apparaissait gagnant comme spot de vacances avec nos jeunes enfants.  Toutefois, je voulais en savoir davantage : est-ce qu’il y avait autre chose à faire que la plage?  Si oui, est-ce que c’était des activités adaptées pour les petites pattes de mes cocos?  Combien y avait-il de plages?  Étaient-elles grandes?  Le site officiel de Parcs Ontario était plutôt avare d’information.  Je n’ai d’ailleurs jamais réussi à y télécharger une carte du parc.  Quoi qu’il en soit, on en a fait un de nos points d’arrêt et on ne l’a pas regretté.  Et pour remédier au manque d’information disponible, j’ai affronté mon vieil ordi de bureau qui ne fonctionne plus très bien, je vous ai scanné des pages du guide amassé là-bas et je vous offre aujourd’hui mes plus beaux souvenirs et mes plus belles photos pour vous donner le goût d’y aller et vous aider à planifier vos prochaines vacances d’été!

Tout d’abord, gros de cœur pour la plage Outlet (image à la une ci-haut).  Sincèrement, c’est la plus parfaite plage qu’il m’est été donné d’essayer, bien mieux qu’Old Orchard et j’oserais même dire mieux que Cuba , Floride et quelques autres.  Tout d’abord le sable est vraiment doux et présent naturellement, jusque dans le stationnement d’ailleurs.  Les vagues, présentes lorsqu’il y a un peu de vent, sont parfaites, juste assez grosses pour amuser les enfants mais pas trop pour ne pas leur faire peur.

MOD_2293Et la température de l’eau : wow!  Au moins 80°F, même davantage vers le bout de la plage où la profondeur de l’eau est de niveau barboteuse sur plusieurs mètres.  Et ça, c’est aussi un autre avantage, le fait que le niveau descende très doucement, ce qui rend la baignade plaisante avec les tout-petits.  Et l’eau est très propre, sans algue ni méduse.  Le tout à moins de 6 heures de route de Sherbrooke et environ 4-5 de Montréal.  L’horizon et la couleur un peu turquoise d’une mer du Sud sans le sel qui nous colle à la peau.  Que demander de plus?

À l’intérieur du parc, il y a aussi 2 autres plages.  La Dunes Beach vaut vraiment la visite avec ses grosses dunes de sables.  Marcher à l’arrière de la plage vous amène dans un paysage désertique digne du Sahara.  C’est spécial de voir ça si près de chez nous et notre climat tempéré.  Par contre, l’approche de plage est vraiment abrupte, ce qui peut être moins agréable (photo ci-dessous).

MOD_2362Enfin, il y a la SandBanks Beach, que nous n’avons pas visitée, davantage appropriée pour les surfeurs que les jeunes enfants selon l’accueil du parc.  Voici d’ailleurs une carte du parc qui vous donnera une meilleures idée de la disposition des plages.

Et puis, même si l’attraction majeure reste les plages, il y a quelques petites randonnées de courtes distances dans le parc, les voici d’ailleurs décrites ici et ici.  Pour notre part, nous avons testé la « Dunes Trail », une boucle de 2,5 km donc pas trop longue qui amène à la Dunes Beach mais pas si facile qu’il n’y paraît à prime abord.

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Il faut dire que la température (ainsi que le sable) était très chaude cette journée-là.  De plus, les cocos feelaient pour se faire promener sur les épaules et, la majeure partie de la randonnée se déroulant sur le sable très doux mais aussi très fin du parc, c’était plutôt exigeant.  Toutefois, comme vous pouvez le voir ci-haut, le paysage en valait la peine.  Y retourner, j’aimerais bien essayer au moins une autre des courtes randonnées offertes.  Plusieurs sont d’ailleurs aussi accessibles aux vélos, étant des sentiers multifonctionnels.  Aussi, j’en profiterais sans doute pour louer un canot ou des kayaks (possible dans le parc) et naviguer sur la Outlet River avec les enfants.  Ce sera malheureusement pour une prochaine fois!

En effet, nous n’y avons passé qu’à peine 2 jours et ça a été bien trop rapide.   Ça ne m’a donné que le goût d’y retourner!  Après 2 jours, il fallait partir pour notre prochaine destination : la Péninsule de Bruce, un parc Canada!

P.S.  Je vous conseille de réserver votre camping plusieurs mois d’avance.  Pour notre part, nous avons réservé autour de mai pour un terrain en août avec tous les services (nous étions en motorisé) et nous avons eu un des derniers terrains d’un camping situé hors du parc (même pas essayé de réserver dans le parc, ce qui se fait plutôt autour de février je crois).  Que voulez-vous, les belles places sont populaires!

L’état de New York… pour les Adirondacks!

Confession : Je ne suis jamais allée visiter la ville de New York et ce n’est pas non plus dans ma « bucket list ».  Bon, sans doute irai-je un jour et la trouverai-je même impressionnante.  Toutefois, ceux qui me connaissent bien savent que je suis plutôt une fille de montagnes et de nature qu’une fille de villes.  C’est pourquoi quand j’ai mis les pieds pour la première fois dans cet état, ce n’était pas pour la Grosse Pomme mais bien pour ses magnifiques montagnes au Nord : les Adirondacks.  Je me doutais qu’on y trouverait de belles randos avec de beaux points de vue.  Ce dont je ne me doutais pas, c’est à quel point le parc était vaste et le paysage éblouissant sur la route pendant des kilomètres et des kilomètres.  Avec une superficie aussi grande que l’état du Vermont et 46 sommets de plus de 4000 pieds qu’il est possible de monter à pied, il n’aurait pas pu en être autrement!  À l’époque, jeune couple sans enfant, nous avions adoré notre ascension du mont Algonquin (un petit lien vers le site d’Alex Hike, une référence en rando).  Mais nous avions aussi agréablement découvert la charmante petite ville de Lake Placide.    Avec sa jolie rue touristique à découvrir à pied, ses belles terrasses et sa plage sur le « Mirror Lake », elle nous a fait passer un bon moment entre 2 randonnées en montagnes.  Impossible aussi à sa visite de ne pas remarquer son histoire olympique, ville ayant reçue les jeux d’hiver à 2 reprises et équipée de nombreuses installations.  J’aimerais beaucoup redécouvrir cette région avec les enfants.  D’autant plus qu’à environ 2 heures de Montréal (mais un peu plus de 3 hres de Sherbrooke), c’est une destination réaliste pour un long weekend ou une petite semaine.  J’opterais alors sûrement pour une randonnée un peu plus facile pour leurs petites jambes mais toute aussi impressionnante : le mont Cascade.  Et je garderais sans aucun doute la plage à l’agenda!

D’ailleurs, quoi de mieux que de rêver à d’éventuels voyages lorsqu’on est pris les 2 mains dans des trucs plus terre-à-terre (lire ici la routine boulot-gardo-dodo + la construction du patio)?  Nos vacances arrivent bientôt, on lâche pas!