Nos randonnées pédestres en Islande

Notre activité de prédilection à moi et l’amoureux, c’est sans contredit la randonnée pédestre.  Il était donc évident que nous allions parcourir quelques sentiers lors de notre voyage dans ce pays du plein air qu’est l’Islande.  Mais comment choisir nos sentiers?

Tout d’abord, le guide Rother décrivant 55 des plus belles randonnées d’Islande nous a été bien utile.  Il nous a permis d’avoir une meilleure idée des endroits où pratiquer notre sport favori et donc de mieux planifier notre itinéraire.  Nous n’avons d’ailleurs jamais été déçus de leurs suggestions.  Sur place, la plupart (mais pas tous!) des parcs vendent une carte assez bien détaillée de leurs sentiers au coût de 4-5 $ (cartes que je vous conseille fortement d’acheter).  Par contre, nous avons trouvé que les gens à l’accueil étaient souvent peu bavards à donner conseils et informations plus complètes pour faciliter les choix.  Ainsi, l’addition du guide Rother, des cartes achetées et des conseils des gens rencontrés n’ont pas été de trop pour bien nous orienter. Bien que nous ayons choisi quelques randonnées plus longues, mais nous avons vu dans chaque parc des possibilités de belles et plus courtes randonnées pour les familles.  Oui, oui, l’Islande est un pays kid-friendly et nous avons d’ailleurs croisé plusieurs petits mousses alors si vous n’avez pas trop peur du froid, n’hésitez pas à le parcourir en famille.  Pour vous inspirer, voici ci-bas nos 3 meilleures randonnées en mots et en images.

Le parc national Vatnajokull, section Skaftafell

Ce parc 4 saisons situé au sud-est de l’île offre de très jolies vues sur les plus hauts sommets d’Islande ainsi que sur le plus grand glacier d’Europe.  Il permet aussi d’admirer une magnifique chute prénommée Svartifoss qui tombe au milieu de colonnes de basalte.  Nous avons choisi pour découvrir ce paysage un sentier d’environ 17 km de long et 600 mètres de dénivelé.  Nous avons d’abord pris le sentier rouge vers la droite (attention, il n’est pas identifié au début) puis longé le glacier Skaftafellsjokull pendant 3 à 4 kilomètres avec toujours une magnifique vue sur celui-ci.  Nous avons contourné le mont Kristinartindar pour s’éviter un 400 mètres de dénivelé supplémentaire (la vue doit toutefois y être superbe) et sommes resdescendus par les vertes montagnes jusqu’à la chute puis jusqu’au camping.  Le retour nous a semblé un peu long (un peu plus de 10 km après le dernier point de vue sur le glacier) mais ce fut une très belle randonnée (avec beaucoup de soleil, quelle chance!).  Nous en avons même profité pour faire la sieste sur un très confortable tapis de mousse!  Pour avoir un point de vue sur le glacier et observer également la chute, il peut être possible de le faire par une randonnée plus courte (6-7 km) en débutant aussi par le sentier rouge mais en bifurquant vers la gauche juste après le point de vue Sjonarnipa pour rejoindre les sentiers bleus et la chute.

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On aperçoit d’abord le lac et les petits icebergs formés par la fonte du glacier.

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Un bon thé pour se réchauffer!  Il a été utile, ce thermos qu’on a apporté.

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Svartifoss la splendide

Pakgil

Aucune mention dans mon Petit Futé de cet endroit qui se situe un peu au nord de la ville de Vik.  Pourtant, une mention du guide Rother sur leurs sentiers ainsi que des photos du camping sur le blogue de Black and Wood m’ont convaincu d’y aller.  Et nous avons été très heureux de découvrir ce sentier moins fréquenté (nous n’avons croisé que quelques couples sur ce sentier de jeep), parsemé de grottes, de rochers aux formes étranges, de canyons verdoyants avec pour finale le glacier Myrdalsjokull qui s’écoule en une dizaine de chutes dans un autre canyon, rocheux cette fois-ci.  À cet endroit, pas de carte à vendre mais une affiche des sentiers que nous avons photographiée pour l’apporter avec nous.  Aussi, notre guide Rother (et le gars du camping) nous conseillait de prendre d’abord le sentier jaune et rouge puis de continuer un ou deux kilomètres sur le sentier jaune avant de faire du hors piste jusqu’au bord du canyon Huldujokull et enfin de revenir sur nos pas pour le retour.  Un total de 15 km pour un dénivelé d’environ 500 mètres avec des sentiers bien indiqués (poteaux de la même couleur que les sentiers dessinés sur l’affiche).  Étonnamment, malgré leurs pentes abruptes, les sommets ne sont pas si hauts en Islande, ce qui nous permet de conserver de l’énergie pour la prochaine randonnée.

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Qui habite ces grottes dans les replis des montagnes?  Les trolls?  Les elfes?

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Hors piste pour s’approcher du glacier!
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On y est!

Le landmannalaugar

J’ai gardé mon coup de coeur du voyage pour la fin.  D’ailleurs, c’est beaucoup les photos du Landmannalaugar glanées sur l’internet qui m’ont attirées vers l’Islande.  Ces paysages lunaires aux couleurs étonnantes, je ne pouvais pas passer à côté.  Il faut toutefois être près à débourser les sous nécessaires (les hautes terres ne sont accessibles qu’en 4 par 4) et être à la bonne saison (entre juin et septembre).  De notre côté, puisque le campeur loué n’était pas 4 par 4 (c’est beaucoup plus cher à la location), nous avons pris un bus de Trex au départ du camping d’Hella à 8h le matin (arrivée vers 11h) pour revenir le soir même vers 18h (arrivée vers 20h).  Ceci, au coût assez dispendieux d’environ 150$ par personne, nous a laissé amplement le temps de parcourir un sentier de 7 km se rendant au sommet Brennisteinsalda pour un dénivelé de 300 mètres.  Une montagne de couleur bleu-gris, des rochers noirs couverts de mousse verte, un petit sommet rouge avec des fumerolles, le sommet principal orange avec autour un paysage parsemé de neige, le décor était époustouflant.  Y retourner j’aimerais bien parcourir le Blahnukur, ce sommet bleu-gris où l’on passe la majorité du temps sur une crête qui doit nous donner une vue à couper le souffle (et ce n’est qu’un 6 km).  Des paysages de bout du monde qui resteront marqués dans ma mémoire…

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La carte achetée sur place (il y en a aussi des plus grandes et complètes pour ceux qui font la longue randonnée).
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On roule pendant une couple d’heures dans un paysage à la fois désolant et époustouflant.
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Le ciel est gris aujourd’hui mais nous aurons eu la chance d’être épargnés de la pluie.
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Le Blahnukur, cette impressionnante montagne bleu-gris.

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Non, ce n’est pas du brouillard mais bien des fumerolles!
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Paysage typique du Landmannalaugar.
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On a l’impression d’entrer dans le « Mordor » après ces belles montagnes parsemées de neige.
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Des roches volcaniques noires et brillantes qui font la joie de notre géologue amateur!
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L’Islande, nous voilà : les préparatifs!

 

Il y a une couple de mois, je nous sentais un peu pas mal pris dans la routine.  Pas de réel projet à l’horizon pour l’année, le couple installé dans une routine pas toujours très saine.  Il nous fallait quelque chose d’heureux à mon amoureux et moi, un projet à rêver, à planifier, un projet pour nous rapprocher.  Oubliez l’idée des rénovations, on en avait eu notre part l’été dernier (et c’est pas toujours très heureux pour nous les rénos!).  Non, il fallait quelque chose de plus agréable.  C’est alors que j’ai proposé à mon conjoint l’idée d’un voyage d’une semaine en amoureux (une première depuis l’arrivée des enfants) en Islande! Moi qui le croyais réticent de laisser les enfants durant tout ce temps, il m’a surpris et a illico accepté l’offre.

Pourquoi l’Islande?  Parce qu’on affectionne particulièrement les montagnes, les paysages magnifiques et différents et la rando.  Parce que c’est pas si loin de chez nous (à peu près 5 heures de vol) et que les billets d’avion ne sont pas chers.

L’hébergement et le transport

Par contre, j’ai un peu déchanté en voyant le prix des hôtels.  L’équivalent de 200$ CAN pour les chambres les moins chères, ça fait grimper rapidement un budget, surtout quand on ajoute une location d’auto et les restaurants.  Restait l’option du camping.  Mais traîner ma tente et tout mon stock de camping en avion pour aller les trimbaler dans un pays où la température moyenne en juillet oscille autour de 15°C avec souvent de la pluie et du vent, je n’en étais pas vraiment convaincue.  C’est alors que je suis tombée sur la solution idéale pour nous : louer un petit camper 2 places avec tout le stock inclus pour le dodo et la cuisson/conservation des aliments.  Le tout pour un peu plus de 2000$ CAN pour la semaine.  Combinant hébergement et transport, ce mode de voyage nous offre beaucoup d’autonomie et de liberté (pas besoin de réserver des hôtels ou de manger dans les restaurants).  Il y a même le chauffage pour les nuits fraîches et le toit en tôle nous garantit un dodo au sec en tout temps et une installation des plus rapides au campement.  J’aurai même le Wifi inclus pour vous tenir au courant de nos aventures!

En magasinant, j’ai toutefois progressivement appris l’existence de route « F » où les 4 par 4 sont requis.  Sauf que la location de ce type de véhicule, comparativement à un véhicule de catégorie semblable mais aux roues et moteur standarts, vaut de 2 à 3 fois plus cher. Ouf!  Heureusement, les routes F sont surtout dans l’intérieur du pays et la plupart des attraits touristiques sont accessibles à partir de la route 1 qui est facilement carrossable (détails ici).  Mais le Landmannalaugar, un incontournable à nos yeux, n’est accessible que par ces pistes de montagnes.  La solution?  Ça devrait ressembler à un petit trajet d’autobus de 2 hres (environ 80$ aller par personne à partir d’Hella) pour visiter ce coin aux paysages surréalistes!  À moins que vous ayez une autre option moins dispendieuse à nous proposer?  Parlant d’argent, je commence tout juste à être plus à l’aise avec la conversion des couronnes islandaises.  Pour un calcul mental rapide, diviser par 100 et ajouter 1/4 et vous aurez une idée du coût en argent canadien.

Côté camping, si on en croit les nombreux blogues sur l’Islande, on devrait s’en sortir pour plus ou moins 20$ CAN par nuit.  Même pas besoin de réserver selon mes sources, nous reste donc seulement à choisir ceux sur lesquels on souhaite s’arrêter pour la nuit.

L’avion et les bagages

Les billets d’avion pour l’Islande sont réputés pour leur bas prix avec Wow Air.  J’ai toutefois rapidement découvert ce que signifiait le côté « cheap flight » de cette compagnie: les bagages (outre un article personnel) ne sont pas compris dans le prix. Pour profiter des bas prix au mois de juillet (de 200 à 300$ pour un aller), il faut d’abord cibler des journées au milieu de la semaine puis prévoir ajouter des dollars selon les bagages qu’on souhaite apporter (bagage de soute, bagage à main?).  Malgré ceci, cette compagnie est restée la moins dispendieuse lors de nos recherches (moins de 100$ pour les 2 aller-retour) et nous relèverons le défi de voyager avec seulement une valise de soute pour les 2, sans bagage à main dans l’avion.  Ce sera peut-être un peu juste mais j’ai toujours cet article de Moi Mes Souliers pour nous aider si on manque d’idée pour voyager léger!

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